ACHATS DE CHEVAUX
» Les états ({ue j'ai envoyés se montent à 28,0!)0 » francs et j'avais encore beaucoup de communes qui » n'avaient point fourni leurs registres.
» Il y a eu en tout 15 votes pour le non rétablisse- » ment de l'Empire. »
Au ministre des Finances.
Melun, le 30 mai 1815.
« Monseigneur, permettez-moi de me plaindre for- » tement des obstacles que met M. le Receveur géné- » rai de mon département à mettre à ma disposition » les fonds dont je suis autorisé à disposer en vertu » d'autorisation particulière. Je vais habiller 5,000 » hommes de garde nationale, ce qui va nécessiter » une dépense de près de 40,000 francs. J'ai à fournir » 130 chevaux qui coûteront plus de 60,000 francs : » le gouvernement presse les fournitures et ne me » donne pas un sol pour payer.
» Je dirai mieux ; par une circulaire ministérielle, » nos ressources nous sont retirées, et l'on nous pa- » ralyse celles qu'on ne peut pas nous ôter.
» En effet j'ai donné à recouvrer à M. le Receveur » général, il y a environ quinze jours, plus de 60,000 » francs sur les fonds des communes et sur le 10® de » leurs revenus. Le gouvernement a abandonné au » département le restant des centimes extraordinai- » res qui devaient servir à payer le montant des bons » de réquisitions.
» Ces sommes doivent monter à quelques cent mille » francs et se recouvrent. J'espère recevoir des dons » faits par les communes beaucoup plus de 200,000 » francs. Ehi bien, monseigneur, malgré toutes ces
» sommes considérables qui n'appartiennent point au » Trésor, et qui sont affectées à des services que je » dois faire, comment se fait-il qu'avec un crédit du » ministre de l'Intérieur sur ces mêmes fonds, et un » autre du ministre de la Guerre pour les chevaux, » je ne puis pas obtenir qu'on acquitte la moindre or- » donnance pour assurer ces différents services?
» Je ne connais plus rien ni aux hommes ni aux » affaires, et, lorsque les fonctionnaires compromet- » tent journellement leur existence et leur fortune, » comment se fait-il que des comptables, sous de vains » prétextes de formalités, arrêtent toutes les opéra- » tions?
» Je vous envoie copie de la lettre du ministre de » rintérieur. Je prie Votre Excellence de vouloir » bien donner l'ordre à M. le Receveur général d'y » faire honneur. J'ai donné ma parole vis-à-vis de » marchands qui ont rempli leurs engagements. Vo- » tre Excellence peut d'autant plus m'accorder ce que » je lui demande que ces fonds- là ne proviennent pas, » je le répète, de contributions ordinaires, mais de » produits qui sont affectés à des services et j'aurais » déjà dépensé cet argent si, par une sage économie » et une sage prévoyance, je n'avais su les conserver » pour le moment de crise où nous sommes. »
Au sous-préfet de Coulommiers.
Melim, le 3 juin 1815.
« Monsieur, j'ai reçu la lettre que vous m'avez fait » l'honneur de m'écrire le 31 du mois dernier. » Je connais les difficultés que vous rencontrez à