‹ Souvenirs du comte de PlancyChapitre 72 sur 85 · ACHATS DE CHEVAUX · texte numérisé non relu

ACHATS DE CHEVAUX

» faire solder ce qui reste dû sur la vente des chevaux » d'artillerie.

» Je sais quelles objections on peut faire contre le » payement des termes qui ne sont point échus et je » partage entièrement votre opinion qui est d'obtenir » ces payements par la persuasion.

» En effet, je suis convaincu que beaucoup des par- » ticuliers qui doivent sentiront facilement que c'est » à ma sollicitation qu'ils avaient obtenu des termes » éloignés et que le gouvernement a pu les accorder » parce qu'il espérait la continuation de la paix, mais, » dans les circonstances actuelles, ils ne doivent pas » laisser le gouvernement dans Fembarras et l'expo- » ser à faire une réquisition de chevaux, lorsqu'il a » des fonds pour en acheter.

» Je ne m'étends pas davantage sur cet objet per- » suadé que vous obtiendrez, par votre influence, un » résultat qui doit être avantageux au gouvernement, » sans être préjudiciable aux particuliers. Je ne pense » pas que le Receveur particulier ait le droit de con- » traindre, puisqu'il existe un acte de vente qui fixe » des termes.

» Mais, le receveur général et moi, nous cherchons » tous les moyens possibles pour faire rentrer les fonds » dont le gouvernement a besoin. »

Comme si, après toutes ces saignées, il restait encore quelque chose à tirer du département, le ministre de la Guerre décida qu'il devrait fournir un corps franc.

Aux ministres de la Guerre et de Vlntérieur.

Melun, le 31 mai 1815.

« Monseigneur,

» M. Delongval, que Votre Excellence m'a adressé » pour commander le corps franc de mon département, » s'est rendu à Melun. M. le général commandant » le département et moi. nous nous sommes entendus » sur l'organisation de ce corps.

» J'ai communiqué à M. Delongval un arrêté que » j'ai pris et la circulaire que j'ai adressée aux mai- » res de mon département à ce sujet. J'ai à sa dispo- » sition une maison qui appartient au département : » j'ai délivré de mes magasins des armes.

» Nous avons arrêté le costume. J'espère que, dans » peu de temps, notre corps franc sera organisé.

» Je remercie Votre excellence d'avoir fait tomber » son choix sur M. Delongval, ses moyens, son acti- » vite, et son dévouement ne contribueront pas peu » à cette organisation. »

Aux cinq sous-préfets.

Melun, le 3 juin 1815.

« Vous recevrez, avec la présente, des exemplaires » en placard de mon arrêté du 30 mai dernier sur l'or- » ganisation d'un corps franc dans le département.

» Je vous invite à m'en accuser réception et à les » faire passer sans délai dans toutes les communes » de votre arrondissement.

» Vous êtes chargé de désigner provisoirement un

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