La duchesse de Choiseul
3. Le i"^ octobre 1799, le ministre de la police, Fouché, avait signé cette décision. — Elle était provoquée par le général Hédouville, commandant supérieur des i", i5= et 16^ divisions militaires, qui avait écrit au ministre, de Lille, le 24 septembre : « Je crois devoir vous représenter que les émigrés naufragés à Calais, sur le sort desquels le Corps législatif a à prononcer, sont renfermés dans les casemates de la citadelle de Lille, local extrêmement malsain et dans lequel il y aurait de la cruauté à leur faire passer l'hiver. Votre prédécesseur, le citoyen Du val, avait ordonné leur transfèrement dans un local plus sain ; mais la crainte qu'ils n'y soient pas avec la même sûreté avait justement déterminé le général Pille, au commencement de l'été, à demander la rétractation de cet ordre. C'est d'accord avec lui que je vous engage, si vous n'y voyez pas d'inconvénient, à ordonner qu'ils soient transférés dans le château de Ham, ou dans tout autre fort, où ils pourront être enfermés dans des logements sains, mais où toute communication avec le public puisse leur être interdite. Si vous pouvez faire cet acte d'humanité, je vous engage à adresser directement vos ordres au général Pille, qui les fera exécuter avec un secret et une rapidité qui ne fassent pas craindre qu'on tente de les enlever pour les soustraire au jugement qu'ils attendent. »
4. Le projet d'évasion dont il est question dans les lettres qui suivent.