EMBARQUEMENT. IO
docteur Cooper! mais le prix inestimable que les Américains obtinrent de leur sacrifice fut toujours présent à ma pensée.
Les états-majors et les troupes furent répartis à bord des vaisseaux , frégates , flûtes , et autres bâtiments de transport , conformément à l'état d'embarquement que nous avions présenté au chevalier de l'Éguille, et moi à l'amiral et au commandant en chef. Je quittai à regret cette patrie adoptive , où j'espérais retourner après la campagne pour remplir une mission particulière qui m'avait été destinée; le ministre de France, M. le comte de la Luzerne, m'ayant désigné pour être l'un des commissaires pour la fixation des limites après la conclusion de la paix. Je me rendis à bord du Triomphant avec le baron de Vioménil; j'y reçus le plus obligeant accueil de M. le marquis de Vaudreuil et des officiers (\e son état-major.
Enfin, le i[\ décembre, le marquis de Vaudreuil appareilla de la rade de Boston avec dix vaisseaux, dont trois de quatre-vingts canons, sept de soixante-quatorze, et trois frégates. VAu-guste et le Pluton devaient sortir de Portsmouth vingt-quatre heures après notre départ de Boston, pour nous rallier sur le banc Saint-George, et toute l'escadre devait ensuite doubler le cap Cood et aller croiser devant New-Port pour dé-