‹ Souvenirs du ... comte Mathieu Dumas, de 1770 à 1836, publ. par son fils [C. Dumas]Chapitre 112 sur 247 · DES COMMISSAIRES AUTRICHIENS · texte numérisé non relu

DES COMMISSAIRES AUTRICHIENS

de son devoir d'aller de sa personne au Cattaro, puisqu'il y avait encore une garnison autrichienne; que je m'offrais de l'accompagner sous un déguisement quelconque; qu'après être ainsi arrivé dans la place, ou même au premier poste russe, je déploierais mon caractère; que le reste était mon affaire, à mes risques et périls. Il rejeta ce moyen de constater la violation , et s'obstina à ne point quitter Zara qu'il n'eût reçu de sa cour de nouvelles instructions. 11 ne me resta plus qu'à rendre compte, avec exactitude et sans aucun ménagement , au prince vice-roi , ainsi qu'à l'ambassadeur français à Vienne , le général Andréossy.

Peu de jours après, nous reçûmes à Zara, comme je devais m y attendre, la nouvelle de l'évacuation du Cattaro par les Autrichiens, et de la remise pure et simple de cette place et de tout le territoire aux Busses.

Ma conduite fut approuvée : l'empereur Napoléon ressentit vivement ce manque de foi, et ne cessa d'exiger l'accomplissement des stipulations du traité : il exigea aussi, comme une réparation provisoire, la punition des agents qui avaient trempé dans cette intrigue. Guisilieri et le général Brady furent en apparence sacrifiés; le premier fut emprisonné dans une forteresse. L'Etat de Kaguse devint par la suite le théâtre

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