DIFFICULTES DES COMMUNICATIONS
taient établis dans une mauvaise auberge sur la route. C'était un petit village isolé. J'ordonnai au $ous-officier de placer son poste dans l'église et de profiter du clocher pour veiller sur les environs , et pour s'y défendre, s'il était attaqué. Us négligèrent ou tardèrent d'exécuter mon ordre, et j'appris , peu de jours après , qu'ils avaient tous été surpris dans l'auberge et massacrés par des guérillas.
Je trouvai à Aranda un bataillon de marche, d'environ six cents conscrits, que le commandant de la place avait pris sur lui d'y retenir, quoiqu'il eût une garnison d'environ cent cinquante hommes, suffisante pour garder le pont sur le Douro : il avait aussi retenu un convoi d'habillement d'environ trente voitures. Je mis tout cela en marche sur Madrid , et partis avec eux. Je fus continuellement observé par des guérillas , qui se tenaient à une grande distance sur les hauteurs , et qui n'osèrent attaquer ce petit convoi à cause de la forte escorte que je tenais en bon ordre. Un caisson chargé de souliers étant resté quelques cents pas en arrière de la colonne, fut arrêté et pillé, après que le conducteur et quelques soldats qui étaient restés pour escorter ce caisson eurent été tués. Telle était déjà la difficulté de nos communications en Es* pagne.