‹ Souvenirs du ... comte Mathieu Dumas, de 1770 à 1836, publ. par son fils [C. Dumas]Chapitre 153 sur 247 · LIVRE QUINZIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE QUINZIÈME

Retour à Paris. — Direction générale de la conscription et des revues. — Instruction générale pour la conscription. — Captivité et mort du général Franceschi. — Douleur et mort de ma fille Oc ta vie.

JL)e retour à Paris, je rentrai à la section de la guerre au conseil d'État, et peu de temps après, au mois de février 1 8 1 o , je fus nommé directeur général de là conscription et des revues, fonctions importantes dans lesquelles je remplaçai le comte de Cessac(Lacuée), appelé au ministère de l'administration de la guerre , en remplacement du général comte Dejean.

Les deux parties essentielles du ministère de la guerre, dont le travail m'était confié, occupèrent tous mes instants. Je trouvai les bureaux de la conscription parfaitement organisés, et conduits par un chef de division très-habile, M. Hargenvilliers; je n'eus qu'à suivre les bons errements que m'avait laissés M. de Cessac. 11 n'en était pas de même de la partie des revues, dans laquelle les fréquentes mutations, les nouvelles formations des corps, leur amalgame, les

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nombreuses incorporations, et enfin le grand mouvement des armées avaient causé beaucoup de confusion, Je m'attachai d'abord à réorganiser le matériel et le personnel des bureaux : j'appelai près de moi quelques inspecteurs aux revues des plus exercés, et j'eus fort à me louer de leur zèle. Je fus surtout bien secondé par M. Rabou, qui connaissait parfaitement la législation réglementaire des revues. J'avais besoin d'un .aussi bon guide dans ce dédale d'ordonnances, de décisions et de circulaires, qui avaient successivement surchargé et compliqué cette partie de l'administration militaire. Je divisai le travail par une nouvelle classification, et je parvins à mettre en ordre la comptabilité de tous les corps de l'armée^

Je menai ainsi de front les deux directions qui m'étaient confiées. J'avais obtenu que mon cousin et ami M. Combes, que j'avais laissé à Naples, et que le roi Joachim avait conservé à la direction des postes, vînt occuper près de moi l'emploi de secrétaire général : son esprit d'ordre, son exactitude et sa vigilance me furent très-utiles. Je travaillais régulièrement une fois par semaine avec le ministre de la guerre , mais seulement pour la forme : je lui soumettais, et lui expliquais sommairement mes divers rapports et projets de décrets et de décisions, qu'il

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