‹ Souvenirs du ... comte Mathieu Dumas, de 1770 à 1836, publ. par son fils [C. Dumas]Chapitre 171 sur 247 · INCENDIE DE MOSKOU · texte numérisé non relu

INCENDIE DE MOSKOU

blessés (le l'armée Fusse. Le plus considérable de ces établissements, situé à l'extrémité est de la ville, près du palais d'été, me parut dans un état affreux d'abandon : tout y manquait; la mort y faisait d'horribles ravages. Les cadavres jetés dehors gisaient autour des murailles , objet d'horreur et de pitié. D'autres hôpitaux , tels que ceux de Gallitzin et de Seremetow, étaient en meilleur état : plusieurs officiers russes y avaient été déposés, et on y réserva des places pour les nôtres. L'établissement des hôpitaux fut ma principale occupation , tant pour les localités les plus convenables que pour les ressources qu'il fut possible de recueillir. Je fus bien secondé par le zèle et l'activité de nos administrations et de leurs agents; mais nos efforts ne furent que trop insuffisants, et trop souvent infructueux. Le nombre des malades et des blessés arrivés du champ de bataille par les convois s'éleva jusqu'à près de six mille.

L'incendie de la Bourse avait dévoré tout le pourtour de la place du Bazar; à chaque instant , on recevait l'avis de quelque nouvel embrasement : il ne fut pas possible de douter qu'on n'eût médité et préparé la ruine entière de cette capitale. La promptitude et l'activité des secours ne pouvaient arrêter dans les divers quartiers les progrès de l'incendie : on poursui-

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