‹ Souvenirs du ... comte Mathieu Dumas, de 1770 à 1836, publ. par son fils [C. Dumas]Chapitre 179 sur 247 · COMBAT DE KRASNOË · texte numérisé non relu

COMBAT DE KRASNOË

missaire des guerres stationné à ce poste, et je fus très-heureux de trouver pour moi et mes compagnons un gîte où nous étions entassés , mais du moins à couvert.

Nous y séjournâmes vingt-quatre heures, parce que l'empereur Napoléon voulut y attendre avec sa réserve que les corps d'armée échelonnés entre Krasnoë et Smolensk fussent liés de manière à pouvqir se soutenir; mais déjà le corps d'avantgarde russe avait coupé la route ; le prince viceroi, après une vive attaque, ne parvint à Krasnoë qu'en faisant un détour par sa droite., et dérobant sa marche à l'ennemi à la faveur de la nuit. Le maréchal Davoust fut dégagé par l'attaque que fit faire l'empereur contre le corps qui s'était le plus rapproché de Krasnoë. Cette attaque fut exécutée avec beaucoup de vigueur et de succès par la jeune garde sous les ordres du général Durosnei. Ce mouvement offensif déconcerta celui de l'ennemi, en partageant son attention.

Ce fut pendant cette attaque que le quartier général se mit en marche pour se porter à Lyadouï; nous étions déjà dépassés par les Cosaques, qui canonnaient vivement le village de Krasnoë. Au moment où l'on venait de me replacer dans rna voiture, le commissaire des guerres qui m'avait reçu fut tué par un boulet dans la chambre même 111. 3o

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