Z}66 PASSAGE DU DNIEPER
que je venais de quitter. À tin quart de lieûe de Kras*ioe, la colonne, défilant à travers ùh village, fat vivement canonnée; on perdit quelques hommes et quelques chevaux : j'évitai dé tne trou* Ver dans cette confusion , en tournant le village, à travers champs.
De Lyadouï, où la garde impériale Aotis rejoignît dans la soirée , nous allâmes à Dobrowna, ville assez considérable où nous trouvâmes pour quelques heures d'assez bons gîtes; ce court repos fut troublé pendant la nuit par une fausse alerte; le lendemain, le quartier général, la garde impériale, les corps d'armée dii prince vice-roi et du maréchal Davoust marchèrent pêle-mêle et dans le plus affreux désordre, pour se rendre à Orcha, sur la rive droite du Dnieper, précisément au détoitr du fleuve qui, depuis Smolensk jusqu'à Orcha, suit la direction est et ouest, et prend ensuite à Moïlowla direction nord et stid.
Cette marche, ou plutôt cette déroute, était le plus affligeant tableau qui puisse frapper les yeux et le coeur d'un soldat français. Il était pénible de voir Ffmpereur à cheval avec son état-major traversant difficilement cette foule de soldats dont le plus grand nombre était désarmé, ne conservant ni ordre ni rang. Uu dégel subit vint encore accroître Jes embarras de cette jour-