SÉJOUR A DANTZICK
Rapp, gouverneur de Dantzick. J'eus la satisfaction d'y retrouver le maréchal Oudinot, qui souffrait encore beaucoup de sa dernière blessure, et que la maréchale était venue joindre pour hâter sa guérison par les plus tendres soins* Pendant que j'achevais de me rétablir, je ne restais point oisif, je correspondais avec le comte Daru, j'assurais de concert avec lui l'approvisionnement de siège :. cette place importante était prochainement menacée , elle ne pouvait manquer d'être inyes^ie aussitôt que les restes de l'armée française auraient repassé la Vistule, et il n'y avait p,as un instapt à perdre pour y renfermer tout ce qui pouvait être nécessaire k ça défense, qui depuiç fut §\ glorieuse, pour le gouverneur e$ pour la garnison.
Je séjournai à peu près quinze jours à Dantzick. Déjà la retraite du maréchal Macdonald et la défection du corps prussien du général York avaient précipité l'évacuation de Kœnigsberg. Les trpupes légères de l'ennemi avaient passsé la Fjregel, et s'étaient répandues dans la Prusse orientale; elles avaient coupé les communications avec Dantzick. Je sortis de la place le jour, même qù l'investissement s'achevait; je rencontrai à quelques lieues seulement, sur la route de Stettin, deux bataillons d'infanterie française et un convoi d'artillerie qui venaient renforcer la gar-