CONFERENCES POUR LÀ CAPITULATION
Rothkirch, chef d'état-major du général Klenau, devait être le même que celui avec lequel j'avais été chargé à Vienne, pendant la campagne de 1809, de l'exécution de l'armistice, M. le maréchal m'ordonna de lui proposer une conférence, et me fit Fhonneur de me charger de ses pouvoirs. Je me rendis aux avant-postes de l'en-» nemi, dans une petite maison isolée, sur la hauteur la plus voisine de la place, vers l'entrée de la vallée de Tarant. Je fus très-étonné d'abord de ne pas reconnaître Rothkirch : c'était son frère, qui m'accueillit avec beaucoup de politesse» Comme je commençais à l'entretenir, je vis s'approcher de la maison un officier général avec son escorte. J'entendis prononcer mon nom, et je reconnus bientôt le lieutenant général marquis de Chasteler, que j'avais connu et rencontré dans le Tyrol à la fin de la campagne de 1801, et revu depuis à Paris où j'avais été assez heureux pour lui rendre quelques bons offices relatifs à ses intérêts en Belgique. C'ér tait l'un "des généraux les plus distingués de l'aiw mée autrichienne; il était inspecteur général de l'arme du génie et gouverneur de la forteresse de Theresienstadt; il était intimement lié avec le général Klenau , et avait sans doute été appelé près de lui pour l'aider de ses conseils. Il feignit d'abord d'être étonné de me retrouver là. Il en-