CONFERENCES POUR LA CA.PIT0LA.TION
tra bientôt en conversation sur l'objet dont nous étipns occupés, et me laissa coonaître qu'il était autorisé par son collègue et son ami le général Klenau à traiter définitivement , si nous pouvions nous entendre. « Ce sera très-facile, lui dis-je, si, « comme je n'en saurais douter, vous mettez « dans la manière d'apprécier votre situation et « la nôtre autant de bonne foi que M. le maréchal « Saint-Cyr. Vous ne pouvez pas songer à nous « attaquer de vive force. — Pourquoi? me dit-il. « — Parce que vous voyez d'ici parfaitement « nos moyens de défense , et M. le maréchal « vous offre de venir avec moi les reconnaître « vous-même. Vous souffrez déjà beaucoup de « cette saison pluvieuse. — Oui , me dit M. de « Gasteler, mais notre équipage de siège va «nous arriver. — Il serait ici, lui dis-je, et « vous nous auriez déjà salués de quelques « bombes si vous aviez pu amener une seule « pièce. » — Il en convint, du moins par son silence. Je fis alors sur nos ressources en vivres tous les mensonges d'usage, car la vérité était que nous n'en avions plus que pour trois jours. J'ajoutai que M. Klenau, qui sans doute était chargé de faire le siège de Torgau aussitôt qu'il en aurait les moyens, devait être aussi pressé d'occuper Dresde que M. le maréchal Saint-Cyr pouvait l'être d'en sortir ; que cette ville et le maté-