CAPITULATION DE DRESDE
riel que nous y laisserions si la capitulation avait lieu , lui seraient sans doute plus profitables que le succès presque incertain d'une attaque de vive force qui lui coûterait peut-être le tiers de son armée. M. de Chasteler répliqua par des dénégations, et finit par me dire : « Mais à quel- « les conditions prétendez-vous ? — Aux mêmes « conditions, lui dis-je, que Napoléon accorda « au maréchal Wurmser k Mantoue, où ce ma* « réchal se trouvait précisément dans la même « position où se trouve aujourd'hui le maréchal «c Saint -Cyr. » Après une longue discussion , cette base fut adoptée; et il fut convenu en conséquence que le corps de troupes renfermé dans Dresde sortirait avec les honneurs de la guerre pour se rendre en France, ayant en tête de chaque colonne de marche une pièce de canon et cent hommes armés, emportant ses aigles, ses bagages; que le reste déposerait les armes , etc. , etc. La capitulation fut rédigée d'à* près ces préliminaires, signée et ratifiée le lendemain.
Aussitôt que les postes que nous étions convenus de leur livrer eurent été occupés par les Autrichiens, et que les articles de la capitulation eurent été fidèlement exécutés des deux parts, les troupes françaises furent mises en marche en trois divisions, à un jour de dis-