VIOLATION DE LA CAPITULATION
devait y rentrer avec sa garnison, et que les cho* ses devaient être mises dans le même état où elles étaient avant la capitulation improuvée par les souverains. Le comte Giulay parut un peu embarrassé de nos observations sur cet acte inouï dans les annales militaires. Je lui rappelai particulièrement que nous en avions agi tout autrement, et surtout à son égard, lors de la capitulation d'Ulm, de l'exécution de laquelle j'avais été particulièrement chargé par l'empereur Napoléon, et qu'après cette capitulation, par laquelle vingt-deux officiers généraux autrichiens furent nos prisonniers, luimême M. de Giulay ayant désiré de se rendre immédiatement auprès de Sa Majesté l'empereur d'Autriche, j'avais transmis sa proposition à l'empereur Napoléon et lui avais fait délivrer des passe-ports pour aller à Vienne. Il nous témoigna ses regrets, et ne nous cacha point qu'il blâmait la conduite tenue à notre égard.
Nous partîmes pour nous rendre à Francfort, suivant la route appelée le Land-Strasse , et traversant les cantonnements de l'armée alliée. Arrivés à Darmstadt, résidence du landgrave, nous y rencontrâmes un officier général autrichien, M. de Herzogenbosch , attaché à l'étatmajor du prince de Schwartzenberg, et chargé de nous faire stationner à Darmstadt et d'y rester auprès de nous jusqu'à ce qu'il reçût de nou-