‹ Souvenirs du ... comte Mathieu Dumas, de 1770 à 1836, publ. par son fils [C. Dumas]Chapitre 203 sur 247 · VIOLATION DE LA. CAPITULATION · texte numérisé non relu

VIOLATION DE LA. CAPITULATION

▼eaux ordfe£ sur notre destination ultérieure. Nous fûmes, le général Durosnel et moi, trèscontrariés par cette disposition : nous désirions beaucoup d'avoir une explication avec le prince de.Schwartzenberg, général en chef des armées alliées, sur la violation de la capitulation de Dresde ; il nous importait de protester au nom du maréchal Saint-Cyr et de son corps d'armée, en présence des souverains alliés et à leur grand quartier général, contre un acte aussi déloyal qu'inouï dansles fastes militaires. Nous nous flattions même que cette circonstance et les pourparlers qu'on disait avoir eu lieu entre le baron de Saint» Aignan et le prince généralissime pourraient n'être pas sans influence sur les prétendues ouvertures de paix dont on parlait depuis quelques jours : mais on nous fit l'honneur de craindre nos réclamations contre un manque de foi injustifiable.

Après cinq jours de séjour à Darmstadt, nous y apprîmes par M. de Herzogenbosch que M. le maréchal Saint-Cyr avait rejeté la ridicule et insolente proposition qui lui avait été faite, et qu'après avoir énergiquement protesté, il s'était reconnu prisonnier de guerre, ou plutôt s'était rendu lui et son armée k l'abus de la force et au manque de foi. En conséquence il avait été décidé que nous serions conduits en Hongrie,

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où les colonnes françaises et le maréchal lui-même se rendaient sous escorte en traversant la Bohême.

Nous nous mîmes en route dès le lendemain avec l'officier autrichien qui jusque-là nous avait toujours accompagnés. Nous passâmes par Nuremberg; nous entrâmes en Bohême parEgra, et nous rejoignîmes le maréchal Saint-Cyr à Carlsbad, où sa santé fort altérée l'avaitfdrcé de s'arrêter, et où il obtint de fixer son séjour pendant sa captivité.

Tout ce qui avait appartenu à la garnisop de Dresde fut dispersé et dirigé sur la Hongrie. Notre route fut tracée de manière à éviter la ville de Prague, que je regrettai de ne pas voir. Mes équi-? pages me rejoignirent dans la petite ville de Brandessi, à quatre lieues de Prague, où mon cousin l'ordonnateur Combes les conduisit, après avoir déposé à Tœplitz, dans une maison sûre, tous les papiers démon administration.

Après avoir organisé notre triste caravane et fait vendre à vil prix, à Prague, le superflu de nos équipages, nous partîmes pour la Hongrie en suivant les stations qui nous étaient indiquées. Nous suivîmes d'abord la grande route de Vienne jusqu'à Iglau, et ensuite, par des routes transversales et d'horribles chemins, laissant Brun à notre gauche, nous arrivâmes à Hollitz, maison de

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