‹ Souvenirs du ... comte Mathieu Dumas, de 1770 à 1836, publ. par son fils [C. Dumas]Chapitre 210 sur 247 · LE CHEVALIER DE PUYSÉGUR · texte numérisé non relu

LE CHEVALIER DE PUYSÉGUR

présentatif que les formes, sous le masque desquelles il croyait pouvoir rétablir l'autorité royale sans contrôle et sans contre-poids. Je dois cette justice à l'abbé de Montesquiou qu'il s'irritait de ses vains efforts et prévoyait très-bien les conséquences d'une telle aberration politique. Toutefois je différais d'opinion avec ce ministre sur plusieurs points essentiels : je ne pouvais comprendre et ne saurais expliquer les contradictions dans lesquelles il tombait quelquefois. Comment un homme d'autant d'esprit, et qui avait si bien observé , pouvait-il entendre le gouvernement représentatif sans la liberté de la presse, dont il se déclara l'ennemi?

Peu de temps après mon retour à Paris , j'eus la satisfaction de retrouve^ l'un des compagnons de ma jeunesse, le chevalier de Puységur, frère de mon véritable père d'armes le comte de Puységur, ancien ministre de la guerre. Je ne l'avais pas revu, et je n'avais eu que de rares occasions* de savoir de ses nouvelles depuis son émigration avec M. le comte d'Artois, auquel il était attaché comme l'un de ses gentilshommes d'honneur. Il ne l'avait jamais quitté , et ce prince n'eut point d'ami plus fidèle, plus sincère et plus éloigné de tout esprit d'intrigue : aussi lui était-il très-attaché, et il n'a cessé de lui en donner des preuves jusqu'à la fin de sa vie

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