‹ Souvenirs du ... comte Mathieu Dumas, de 1770 à 1836, publ. par son fils [C. Dumas]Chapitre 220 sur 247 · RETOUR A PARIS* Ô · texte numérisé non relu

RETOUR A PARIS* Ô

tête de laquelle était le général F riant, qui, sans doute , eut l'obligeance de ne pas me reconnaître et me laissa passer. Je fis diligence pour rentrer à Paris, et je trouvai sur toute la route l'effet de la nouvelle de la marche de la vieille garde. A toutes les postes ma voiture était entourée par des gens qui criaient : Vive l'empereur. Je rencontrai à Meaux le maréchal duc de Bellune , qui se hâtait de se rendre k Châlons, où il devait prendre le commandement des troupes qu'on y faisait rassembler. Je l'étonnai beaucoup en lui apprenant tout ce que j'avais vu et entendu sur la route , car il était encore plein de confiance dans les mesures qu'on avait prises et dans la résolution de s'opposer à l'entrée de Napoléon à Paris.

J'arrivai à Paris le même jour, ig mars, vers dix heures du soir. J'allai d'abord che2 le ministre de la guerre pour lui rendre compte : je le trouvai rassemblant des papiers, et tellement préoccupé, qu'il m'entendit à peine et me dit seulement d'aller ajotx Tuileries pour faire connaître au roi la marche de la vieille garde. En traversant la cour des Tuileries je vis les voitures préparées. Je me présentai chez Monsieur; on me dit qu'il était chez le roi. Je montai dans la salle du trône où je trouvai plusieurs officiers dé la maison des princes. Quelques instants après,

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