LA BATAILLE DE WATERLOO
vive joie : c'était précisément la moitié de Topération conçue par Napoléon. J'appris cette nouvelle des premiers chez le prince Joseph, cidevant roi d'Espagne, qui, en arrivant à Paris, avait appelé près de lui les officiers de son ancienne maison qui l'avaient accompagné à Naples et en Espagne, tels que Stanislas Girardin, le général Desprez, moi et quelques autres. Plus ce succès important semblait changer la face des affaires, et plus nous attendions avec impatience les résultats de cette victoire, ses suites probables, c'est-à-dire l'attaque et la défaite de l'armée anglaise.
Les désastres de Waterloo confondirent toutes les espérances, tranchèrent, comme à Leipzig, le fil des destinées de la France, et le retour subit de l'empereur dans la capitale porta le trouble dans tous les esprits et dissipa les dernières illusions.
Le mal était irréparable, et ce puissant génie qui deux fois avait su relever ses aigles abattues et les ramener à la victoire, tombait enfin dans l'impuissance, et ne trouvait plus ni moyens de ralliement, ni les ressources avec lesquelles il aurait pu organiser une résistance momentanée aux efforts réunis de toutes les armées dé l'Europe.
L'abattement était extrême. Le désordre et la