LES ARMÉES ALLIÉES DEVAIT PARIS
Le maréchal Davoust, qui avait pris le commandement de l'armée, fit des dispositions sages et vigoureuses. L'enceinte de la capitale avait été fortifiée d'après un excellent plan tracé par le général du génie Haxo. Une chaîne de retranchements d'un fort relief, armée d'une nombreuse artillerie, avait mis hors d'insulte toute la rive droite de la Seine depuis Vin c en nés jusqu'à Neuilly. On avait profité des hauteurs de Belleville, de la butte Chaumont, de celle des Cinq Moulins, de Montmartre, et du canal, qui n'était point encore achevé et qui liait ses points principaux avec Saint-Denis, protégé par des inondations. Dans cette position, le maréchal recueillit les troupes à mesure qu'elles arrivaient, et le général Blùcher, ayant hasardé de s'avancer entre Pantin et la Villette, reconnut bientôt que cette position, quoique très-étendue, n'était attaquable de vive force sur aucun point. Les feux croisés de l'artillerie le forcèrent bientôt à replier la cavalerie qu'il avait déployée dans la plaine. L'armée anglaise ne tarda pas à déboucher, et rencontra les mêmes obstacles.
Le maréchal Davoust avait établi son quartier général à la Villette dans la maison de M. Holstein : j'allai l'y trouver, et je me rendis avec lui à ses avant-postes, sur le canal de Saint-Denis, au moment où l'ennemi engageait