‹ Souvenirs du ... comte Mathieu Dumas, de 1770 à 1836, publ. par son fils [C. Dumas]Chapitre 227 sur 247 · LES ARMÉES ALLIÉES DEVANT PARIS · texte numérisé non relu

LES ARMÉES ALLIÉES DEVANT PARIS

une fusillade dans le petit village des Vertus, pour reconnaître la ligne du canal. Le maréchal ne se dissimulait point quelle devait être l'issue de cette situation. Il savait que le roi Louis XVIII arrivait en toute hâte, et qu'aussitôt que les armées autrichiennes et russes, qui avaient déjà passé le Rhin et se dirigeaient sur Paris, seraient en mesure d'agir avec les armées prussienne et anglaise , il n'y aurait plus aucun moyen d'em* pêcher l'occupation de la capitale, le rétablissement du gouvernement royal, ni de trouver des ressources suffisantes pour soutenir la guerre dans l'intérieur du royaume. Il n'avait aucune confiance dans les mesurés que prenait le gouvernement provisoire, et bien moins encore dans la bonne foi du ministre Fouché qui exerçait la principale influence, et qu'on soupçonnait avec raison de pratiques secrètes avec les ennemis. Je partageais l'opinion du maréchal Davoust, mais j'espérais que quelques-tins des ministres qui avaient accompagné le roi à Gand, lui donneraient de sages conseils dans cette circonstance. Je croyais que ce prince éclairé, qui n'avait pu se dissimuler ni les fautes qu'on lui avait fait commettre, ni la disposition des esprits qui avait rendu si facile le succès dé l'audacieuse entreprise de Napoléon, agirait cette fois avec une généreuse prudence, s'interposerait loyale-

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