‹ Souvenirs du ... comte Mathieu Dumas, de 1770 à 1836, publ. par son fils [C. Dumas]Chapitre 54 sur 247 · LA FAMILLE DE STOLBERG · texte numérisé non relu

LA FAMILLE DE STOLBERG

Us n'avaient point d'enfants , mais ils avaient attiré auprès d'eux mesdemoiselles de Hobe, filles d'un de leurs amis; l'aînée, chanoinesse, était âgée de trente ans; et la plus jeune, qu'ils avaient adoptée, avait quatorze ans.

La culture des lettres était leur principale occupation. Le comte Christian de Stolberg et son frère Frédéric s'y étaient adonnés dès leur première jeunesse; les ouvrages qu'ils ont produits en font foi. Le comte Christian , l'aîné des deux frères , est ie traducteur le plus estimé de Sophocle ; les langues mortes et la plupart des langues vivantes lui étaient également familières: il parlait et écrivait purement , ainsi que la comtesse, le français, l'anglais et l'italien; la cohitesse lisait tous les auteurs latins. Ce couple heureux, ne possédant qu'une médiocre fortune, avait passé dans une douce union, qu'aucun nuage n'avait troublée , la meilleure moitié de la vie. Il tenait par ses alliances aux premières maisons du Danemark et du Holstein. Les Bernstorff , les Schimmelmann , les Baudessin , les Rantzau , etc. , la plupart de ces familles habitaient leurs terres dans le duché de Holstein , où elles se réunissaient et se visitaient réciproquement; à différentes époques , et surtout durant l'hiver. Le comte Frédéric de Stolberg habitait Euting , résidence du prince évêque ,

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