‹ Souvenirs du ... comte Mathieu Dumas, de 1770 à 1836, publ. par son fils [C. Dumas]Chapitre 65 sur 247 · RÉPONSE DU PREMIER CONSUL · texte numérisé non relu

RÉPONSE DU PREMIER CONSUL

rais à mon caractère si , lorsqu'il arrachait mon pays à la tyrannie démagogique dont j'avais été victime avec les meilleurs citoyens , je me soumettais volontairement à une humiliante surveillance ; il était de mon honneur de préférer l'exil.

Le premier consul, après avoir lu ma lettre, m'envoya sur-le-champ son premier aide de camp, le colonel Duroc , en le chargeant de me dire que je pouvais rester à Paris, dans le sein de ma famille , et qu'il me recevrait avec plaisir le lendemain. Je fus profondément touché de ce généreux message, et de la grâce avec laquelle le colonel Duroc voulut bien le remplir; il y ajouta les plus flatteurs témoignages d'estime personnelle dont il n'a cessé de me donner des preuves jusqu'à l'époque de sa mort glorieuse sur le champ de bataille de Bautzen.

Je fus admis le lendemain à l'audience particulière que m'avait accordée le premier consul. Il me fit beaucoup de questions sur les circonstances politiques dans lesquelles je m'étais trouvé, et sur les événements auxquels j'avais pris part.

Il me parla ensuite de la difficulté de rapprocher les diverses opinions, de son intention de n'écouter aucune prévention, de ne céder à aucune exigence « On n'opère, me dit-il,

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