BJI ALLEMAGNE ET EN FRANCE
Sous le point de vue (le la production fourragère dans les deux pays^ et des moyens que nous devons employer pour lutter le développement de cette production , de telle sorte que te droit d'entrée sur le bétail étranger puisse être supprimé dans un bref délai , sans inconvénient pour notre agriculture.
Extrait analytique ilu l* r N° «les .tmt'ilen de la Sauisaiv.
L'Allemagne du nord, il y a trente ans, suivait encore l'assolement cc'réal de trois ans, d'origine romaine , imposé par Charlcmagne : sous l'empire de cet assolement, le seigle , à peine suffisant pour la nourriture de ses habitants , était Tunique produit de ses terres froides cl sablonneuses. L'agglomération des habitants dans les villages , par suite des ordonnances agricoles de Charlcmagne, aggravait les frais de cette culture si peu productive, de toutes les dcpenscs en allées et venues que devait subir le cultivateur pour l'exploitation des terres disséminées et éloignées de son habitation ; l'absence de prolits de celte
culture , jointe aux maux de la guerre , avait ruiné le crédit des propriétaires et fait monter à un taux exorbitant le prix de l'intérêt de l'argent pour l'agriculture. Celte source si féconde de richesse allait tarir : mais un homme parut , l'immortel Thaër, qui, cmpruntant à l'Angleterre l'alternance des récoltes, et au llolstein , oii les armes de Charlcmagnc n'avaient j>as pénétré, les fourrages pérennes de l'ancien assolement pastoral du nord, eut le don de faire comprendre à ses compatriotes comment, de l'union si simple de ces deux assolements, pouvait naître une prospérité nationale , si, d'ailleurs, les gouvernements et les particuliers savaient unir leurs efforts pour hâter, par des lois sagement réformatrices et des associations puissantes, une révolution qui devait, sans secousse, briser cependant tous les liens imposés par la conquête. Et#ct homme a assez vécu pour voir l'Allemagne , sans marine , sans colonies , ne se préoccupant que d'industrie agricole, et dans cette industrie ne poursuivant qu'un but, celui qu'il lui avait montré, atteindre à une prospérité telle, que déjà non -seulement des matières premières, abondantes et à bon marché, une nourriture plus forte et en même temps plus économique pour les ouvriers, promettent à son industrie manufacturière le plus large développement, mais encore qu'elle est en mesure de fournir tout cela avec bénéfice à ses voisins. El qu'on n'aille pas croire qu'elle doive lous ces résultats à un climat |>Ius favorable, à des terres de meilleure qualité, en un
mot, à ces différentes causes qu'il n'est pas au pouvoir d'un peuple de se donner pour appui : toutes ces circonstances sont encore plus favorables en France qu'en Allemagne ; cette nation doit tout à des efforts persévérants de science et de bon sens dirigés vers un seul but , celui de rendre possible et générale , dans le plus bref délai, la substitution de la culture fourragère, comme base de la culture céréale, à la culture céréale exclusive.
Le but à atteindre , une fois bien clairement déterminé , a vu tous les efforts des gouvernements et des particuliers dirigés vers lui ; les terres morcelées ont été réunies; des sociétés de crédit se sont établies; sur tous les points on a fondé un enseignement agricole spécial , réunissant toutes les conditions que présentent en France les enseignements crées pour les industries dont les besoins ont été sérieusement apprécies : ainsi, tandis qu'en France, l'ingénieur, le constructeur, l'employé des eaux et forets, l'élève des mines, n'abordent une direction responsable qu'après avoir passé par une gérenec secondaire, surveillée, qui a eu pour but de fortifier l'excellent enseignement théorique et pratique, puisé dans les écoles polylecbniques, forestières, des arts et manufactures, et dans leurs diverses écoles d'application , aucune direction de culture n'est confiée, en Allemagne, à quiconque n'a pas donné pour base à l enseignement de l art , dans les instituts , V apprentissage du métier pendant trois ans, au moins, dans les fermes. Aucune direc-
tion encore , ou place de premier t 'crtvaltcr , n'est confire à quiconque n'a pas été chef de service ou gérant secondaire, pendant une année au moins, sous le litre de deuxième f envaUcv. C'est, grâces à un enseignement agricole spécial, combiné dans l'origine de manière à faire passer l'élève par tous ces degrés dans la même école, et s'imposanl, à ces fins, comme à Hocinhcim, l'obligation de ne recevoir que le nombre de jeunes gens que la ferme pouvait sérieusement et constamment occuper, que les élevés de ces écoles, heureux exploitants des leur début , se sont trouvés capables d'être maîtres habiles à leur tour et d'offrir dans leurs fermes, répandues aujourd'hui sur toute la surface de L'Allemagne, un excellent enseignement préparatoire de l'enseignement théorique des instituts ; d'oii il est résulté nécessairement ce grand avantage, que ces instituts, les seuls que l'État ait à sa charge, et les seuls qui soient coûteux, quand ils veulent cire complets, ont pu être réduits à un très-petit nombre, et cependant suffire à la complète propagation d'un système de culture qui devait sauver le pays.
Quand la France a aspiré au premier rang par ses armes , par sa marine et par le développement de ses diverses industries, elle a ouvert pour leurs différents besoins, des écoles spéciales fortes , avec écoles d'application, c'est-à-dire, que jamais, en France, une école n'a manqué à une industrie utile qui voulait naître et grandir. Quand la disette, toujours croissante
des produits animaux , attestant une culture fourragère et des moyens de fumure insuffisants, et laissant appréhender dans l'avenir un appauvrissement du sol tel, que non-seulement il faudra craindre pour l'insuffisance de ces produits , mais encore pour celle de toutes les denrées les plus indispensables aux besoins d'un grand peuple ; quand ce fait , qui déjà se produit de nos jours , aura prouvé au gouvernement que la petite culture, c'est-à-dire, la culture des paysans, ne répondait qu'à une partie de ces besoins, peut-être qu'il se préoccupera, lui aussi, de créer un enseignement spécial de grande industrie agricole française , seule capable de donner au pays les produits pour lesquels la petite culture fait forcément défaut : mais Dieu veuille qu'il n'attende pas le moment oii le morcellement aura enlevé le seul champ où cette industrie puisse se fonder d'une manière durable et s'exercer avec profit ( les grandes terres) ; Dieu veuille encore que cette industrie, si chancelante et si faible encore dans les déserts de la France, où il importe surtout de la faire naître, ne vienne pas tout-à-coup, et précisément au moment oii on a compris l'importance de son développement, à se voir retirer le seul appui qui jamais , en France , n'a manqué aux industries naissantes , et sans lequel le meilleur enseignement resterait impuissant : je veux parler du droit d'entrée de 15 pour 0/q sur le bétail étranger, et surtout sur le bétail maigre , seule espèce de produit que puisse essayer une culture fourragère naissante, sur un sol épuisé.
Le système de culture suivi sur plus de la moitié de la surface de la France, dans toutes ses parties éloignées des fleuves et des grandes voies de communication, est encore celui d'origine romaine, céréal exclusif, moins les prés et les pâturages en quantité suffisante, c'est-à-dire, moins les moyens de fumure, moins la forte production, sans laquelle il est impossible que la culture du grain, seul chargé de tous les frais de culture , ne constitue pas le producteur en perle. Quelle ne doit pas être cette perte, aujourd'hui que les frais de culture, bien loin de rester les mêmes , ont augmenté dans la même proportion que la production du grain a diminue! Quelles alarmes ne doit pas laisser concevoir pour l'avenir un tel état de choses , en présence d une population qui croît sans cesse? Penserait-on que cet accroissement de population dut être le remède à un pareil mal, et qu'une production suffisant à tous les besoins de la France agricole et manufacturière, des villes et des campagnes, dût être la conséquence nécessaire de l'extrême division du sol , favorisée par l'accroissement de la population? Il n'en est rien. 1° Ce remède, en supposant qu'il fut efficace, aurait, pour une immense étendue de la France, l'inconvénient de se faire attendre pendant des siècles; L 2 W l'exagération du morcellement, qui marche de front avec l'exagération
des exigences imprudentes de l'exploitant , et dont le terme est une production en perte relativement au nombredes travailleurs, arrive inévitablement, comme la culture céréale , à l'amoindrissement des moyens de fumure , c'est-à-dire , à la production insuffisante relativement à la population à nourrir. La petite culturc , dont les champs morcelés se refusent à la production fourragère étendue et stable, est impuissante à fournir aussi bien à elle-même qu'aux fabriques et aux grandes villes les produits animaux nécessaires à tous; c'est vainement que les grands centres de population attendraient l'approvisionnement le plus important de leurs marc liés d'une culture que son développement conduit chaque jour davantage à consommer tout ce qu'elle crée.
Si l'on n'y prend pas garde, l'exagération du morcellement des terres conduira la France à devenir un jour tributaire de l'étranger pour la satisfaction de ses besoins les plus essentiels, chose dangereuse en temps de paix et mortelle en temps de guerre.
Les fourrages les plus fécondants, luzernes et sainfoins , ne sauront bientôt plus trouver place dans les étroites bandes de terre de la petite culture ; les trèfles et autres fourrages voient chaque jour leur succès compromis par leur retour trop fréquent sur des champs que leur petit nombre réduit à la nécessité de se présenter souvent pour la même production. La terre, sans cesse sollicitée à produire , non pas par l'engrais dont les matériaux manquent, mais par le
travail qui , sans l'engrais, n'est qu'un moyen plus ou moins habile, plus ou moins haté, d'épuiser la richesse naturelle du sol , la terre, dis-jc, s'épuise progressivement. L'hectare qui donnait trente hectolitres, n'en donne plus que vingt, et, ce qu'il y a de déplorable , c'est que ces vingt coûteront à produire plus que les trente , du moment où , sur une étendue de terrain qui sera toujours restée la même , la famille du cultivateur doublée sera absorbée toute entière par les minuties du travail , auxquelles est nécessairement condamné le possesseur d'un terrain à limites trop rapprochées.
Or, comme il arrive que, dans la même proportion que nous épuisons nos terres , et que par suite notre production devient plus coûteuse, l'Allemagne enrichit les siennes de tous les engrais obtenus de la consommation de ses fourrages ; la fécondité de son sol , montée à cent pendant que celle du notre sera tombée à dix , lui permettra de produire les denrées de première nécessité : viande, bêtes, lin, chanvre, laine, à assez bon marché et en assez grande abondance , non-seulement pour que ses populations soient mieux nourries, et que ses fabriques puissent prospérer par la mise en œuvre de matières premières d'un prix de revient faible , mais encore pour que nos fabriques françaises elles-mêmes, nos villes et nos armées, soient obligées d'en demander l'introduction libre, en concurrence avec les produits français devenus trop chers. C'est bien alors qu'il sera vrai de dire que
la France sera devenue sans guerre tributaire de l'Allemagne : que sera-ce si la guerre éclate? Mais sans prévoir ce cas, qu'il ne nous est pas encore permis de traiter de chimérique , n'cst-il pas évident que du jour où les produits de la culture française resteront sans acheteurs , à cause de leur haut prix , ou du moins ne pourront être achetés avec avantage qu'autant que les producteurs auront consenti à perdre, en les donnant au-dessous du prix de revient, n'est- il pas évident que ce jour -là même, nos fabriques devront aussi demander à 1 étranger des acheteurs de leurs produits manufactures, et que la perception de l'impôt ne sera plus qu'une guerre civile qui aura le jiislc prétexte d'une souffrance générale ?
Nous n'apercevons pas encore tout le mal qûi peut naître de l'exagération de la petite culture , éblouis que nous sommes par ses produits bruts considérables : c'est que nous nous trouvons encore au lendemain du jour où elle s'est attribuée le sol , et que celui-ci , non encore épuisé de cette richesse végétale qu'y avaient accumulée les bois , les prairies et les pâturages, livre encore des produits plus abondants qu'autrefois, sollicité qu'il est par des bras nombreux et infatigables ; mais cette production , sans alimentation nouvelle, aura bientôt un terme, ainsi que je l'ai dit , et la France aura à redouter l'avenir dont je l'ai menacée, si l'exploitation des grandes terres ne vient pas dès à présent contrebalancer le pernicieux effet de cultures imprudentes, qui, après avoir con-
sommé la ruine des prés et tics pâturages, auront aussi consommé la ruine des terres et de leurs possesseurs, dès que la division, poussée à l'extrême, aura réduit les champs en parcelles si minimes, qu'une production, diminuée de moitié, faute d'une alimentation suffisante, devra supporter des frais plus que doublés.
Que l'on se garde cependant de penser que ce soit l'extension de la grande propriété aux dépens de la petite qui importe à la prospérité de la France : cette prospérité sera toujours le résultat du maintien d'un juste équilibre entre le développement de l'une et de l'autre ; elle sera dans cet heureux milieu, oii la petite culture fournissant les produits qui demandent des cultures répétées , prêtera à la grande culture et à l'industrie manufacturière ses bras surabondants, tandis que la grande culture , retenant à elle les produits animaux qui allaient passer à la terre étrangère, répudiés qu'ils étaient par la petite culture, les cédera à celle ci à de bons prix, et avec eux aussi les fourrages, les engrais et les blés. N'est- il pas évident qu'alors, au moyen de l'enrichissement progressif du sol de la moitié de la France et des produits abondants ( relativement au nombre des travailleurs ) qui en seront la conséquence, de forts excédants de ces produits pourront être portés sur les marchés des grandes villes à des prix tels que nos voisins ne sauraient en offrir de plus bas, et que cependant, l'aisance obtenue par des exploitants heureux reviendra à la petite culture} aux grandes villes et à l'Etat, en salaires, en
achats de produits manufacturés, en impots payes sur les bénéfices, et qu'ainsi sur des bases solides sera fondée la prospérité de tous?
Mais cet équilibre , si souhaitable entre la grande et la petite propriété, ne commencera à s'établir que le jour où les grandes terres de la France auront adopté les fourrages pérennes, pâturés ou fauchés, comme base de leur culture céréale. Dans ce svstème, la production des grains plus que doublée, grâces à des engrais animaux et végétaux abondants , est cependant diminuée dans son prix de revient, non-seulement de la somme de toutes les valeurs créées avec les fourrages, mais encore de celle de tous les frais dclabourset sarclages devenus inutiles dans un mode de culture qui donne une large place à la production, après laquelle la terre est plus propre et plus riche pour le blé qui la suit, que si elle eut été ftimée, labourée et sarclée à grands frais.
Ce système d'utilisation du sol, à l'aide des forces naturelles appelées à venir multiplier le premier engrais, pourrait à bon droit recevoir le nom d'aôsence de culture , si nous le comparons aux procédés de culture besoigneuse de la petite propriété et à la folle imitation de ces procédés par quelques grands propriétaires. Il a eu pour résultat de mettre dans les déserts de l'Allemagne du nord près de deux tiers de tête de bétail par hectare , de quadrupler la production du blé et de diminuer de moitié son prix de revient : et il y a lieu de penser que les profits
nouveaux, qu'il ferait obtenir aux grands propriétaires, poseraient au morcellement la seule limite que tolèrent nos mœurs, en réprimant chez eux ce désir immodéré de vendre à parties brisées qui naît de V absence de profits : mais bien qu'il soit impérieusement réclamé par des circonstances nouvelles , bien qu'il ne demande pas plus de bras que la culture ancienne, il n'en est pas moins une révolution difficile à opérer à cause de l'épuisement du sol qui rend les premiers fourrages très-coùteux li produire , et ne permet , par conséquent , dans le début, que la production du bétail maigre ou d'élèves. Le haut prix, assuré à ces produits par le droit d'entrée par tête sur le bétail étranger, permet aujourd'hui de tenter celte révolution avec profits, et ces profits appelleront les capitaux qui lui sont nécessaires : mais ses progrès seront lents, tant qu'un enseignement spécial de grande culture ne viendra pas njontrer l'art de produire le fourrage à un prix -assez bas, pour que le maintien des hauts prix ne soit que momentanément indispensable.
Cet enseignement doit être tel que celui accordé aux autres industries dont on a voulu sérieusement le progrès, savoir, pratique et théorique, et fournissant aux élèves V occasion de gérences secondaires et surveillées, avant de les abandonner à leurs propres forces. Pour atteindre ce but , qui suppose plusieurs fermes-écoles secondaires autour de Fécolc-mcre , il est nécessaire que le siège de cet enseignement soit
établi dans un pays de grande culture, où les acquisitions et les fermages soient faciles et profitables : c'est ce qui a lieu dans la Dombes, contrée de soixantesept lieues carrées au sol flamand, immense ferme à louer près de Lyon au prix moyen de 30 fr. l'hectare, au centre d'une région de petite culture qui achète 6,000 fr. la même étendue. Si des circonstances économiques , toutes différentes de celles sous l'empire desquelles a été établie la culture céréale exclusive avec jachère morte fréquemment répétée , commandent impérieusement une modification profonde à ce système , cette modification est une question de vie ou de mort pour la Dombcs, où le système des jachères d'eau, deux années sur trois , anéantit les six dixièmes de la valeur du sol, décime annuellement la population qui est aujourd'hui de deux cent cinquante habitants par lieue carrée, et réduit la vie moyenne des habitants à vingt-cinq ans.
Placer un enseignement spécial de grande culture fourragère dans ce pays , c'est appliquer l'appareil à la blessure la plus profonde.
L'exploitalion-écolc de la Saulsaic a été établie en Dombes, 1° pour démontrer, avec quelle facilité, au moyen de quel capital, dans quel délai et avec quels profits la culture céréale, basée sur celle des fourrages d'une durée de plusieurs années , pouvait être substituée a la culture céréale basée sur la jachère d'eau, 2° pour former des hommes qui puissent propager ce système de culture , soit comme régisseurs ,
soit comme fermiers. Le gouvernement a donné sa sanction à un enseignement qui ne sera regardé comme complet que lorsqu'il aura fait passer l'élève par tous les degrés juges indispensables pour l'exercice des industries qui ont à s'avancer dans des voies nouvelles. Si la Saulsaie remplit sa mission , la haute amélioration foncière, qui marchera de front avec l'intérêt bien payé des capitaux , fera naître chez les grands propriétaires de la Dombes le désir d'adopter sa culture, et, comme la Dombes n'est pas possédée par des paysans que mille circonstances enchaînent à la culture de leurs pères, mais par des propriétaires non exploitants eux-mêmes, et pour lesquels tout système de culture deviendra bon à adopter , dès qu'il aura été bien évidemment démontré bon pour un d'entre eux, l'imitation sera prompte si, d'ailleurs, la Dombes dispose à celte époque de régisseurs ou fermiers dignes de toute confiance. Et si le but proposé est atteint, en Dombes, au moyen des élèves de la Saulsaie enseignés longuement au milieu des mêmes circonstances qu'ils devront rencontrer dans leurs exploitations futures , pourquoi ne se poursuivrait- il pas ensuite dans cette moitié de la France qui lui ressemble sinon par une exacte conformité du sol, du moins par ces mille et une circonstances qui, dans l'état actuel de dépopulation, de mauvais chemins, d'épuisement du sol , etc. , ne promettent le profit qu'à la production céréale qui aura su diminuer ses frais et assurer son avenir par une absence de culture enrichissante !