‹ Souvenirs du Congres de Vienne, 1814-1815Chapitre 14 sur 156 · UNE PAGE DE SHAKESPEARE · texte numérisé non relu

UNE PAGE DE SHAKESPEARE

faix de leur orgueil et de leurs parures; ces souverains, astres égaux, confondre leurs rayons par leur présence. Il n'y avait pas de langue calomniatrice qui osât remuer, pas d*œil qui ne fût ébloui de ces spectacles. Puis il fallait voir le tournoi et les hérauts d'armes, et les prouesses de chevalerie qui furent faites. La vieille histoire de nos romanciers a cessé d'être fabuleuse. Oui^ je croirai désormais tout ce que les conteurs nous rapportent. »

Ces lignes d'un poète immortel, je les lues plusieurs fois; et, sous l'empire de ces puissantes impressions, je leur dus l'idée de noter mes souvenirs, persuadé que, plus tard, je les retrouverais avec charme, à une époque que j'avais le courage de prévoir, et où ils seraient devenus l'unique aliment de ma pensée.

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