‹ Souvenirs du Congres de Vienne, 1814-1815Chapitre 22 sur 156 · LA VALSE · texte numérisé non relu

LA VALSE

tandis que les spectateurs que Tàge réduit à Timmobilité marquent la mesure et le rhythme, s'unissant par la pensée et le souvenir au plaisir, qui leur est refusé. Il fallait voir ces femmes ravissantes, toutes éclatantes de fleurs et de diamants, emportées par cette irrésistible harmonie, penchées sur le bras de leurs valseurs, et semblables à de brillants météores ; il fallait voir la soie brillante, la gaze légère de leurs vêtements obéir à l'impulsion et dessiner de gracieuses ondulations; il fallait voir enfin cette sorte de bonheur extatique respirant sur leurs charmants visages lorsque la fatigue les obligeait de quitter les régions aériennes et de venir demander à la terre de nouvelles forces. Ces joies ne se terminèrent qu'avec la nuit, les rayons du soleil levant purent seuls mettre fin à cette réunion si animée, si éblouissante.

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