‹ Souvenirs du général comte de Rumigny, aide de camp du roi Louis-PhilippeChapitre 39 sur 50 · EXAMEN DE MARIN · texte numérisé non relu

EXAMEN DE MARIN

Le 20 août.

La maison du duc d'Orléans était composée de cinq aides de camp, elle vient d'être augnientée de deux, cela fait sept, plus deux officiers d'ordonnance. Le baron Fain va entrer comme secrétaire de cabinet aux mêmes titre et fonctions que sous l'Empire.

Ce sera une bonne acquisition pour le Roi, qui ne peut suffire à la besogne avec Houdard et les débris de l'administration du chevalier de Broral, homme de bien, mais trop vieux pour le travail nouveau. Les réceptions du Palais Royal sont énormes, il vient du monde de tous les partis. Ces réceptions sont naturellement un peu cohue, parce qu'après une révolution récente, on ne peut établir aucune règle, ni aucune mesure. Mille abus se glissent sans qu'on pui-jsc les éviter.

Tous ont les mêmes prétentions, et, en France, l'amourpropre, même égratigné, se change en rage politique. Il faut donc beaucoup de ménagements dans un commencement de royauté populaire, et l'absence de tout uniforme de cour, ou de costume, rend la chose naturellement peu digne.

Les journalistes, qui regardent la révolution comme leur œuvre, se croient bien plus que les députés (jui, eux, --e croient les égaux des rois. G'ef=t donc une curiosité que ces

réccYjtions en raison des différentes nuances de gens qui y affluent.

Il y aura plus tard un frein à mettre à ces entrées libres, mais en ce moment, l'inondation des députations de province se fait sur la plus grande échelle et toutes veulent obtenir l'admission chez le Roi avec un drapeau à rapporter en leur villje ou leur canton.

Jusqu'ici le Roi paye tous les frais sur l'apanage d'Orléans et sur le domaine privé, m.ais cela doit avoir un terme sous peine de ruine et d'impossibilité.

Quelques députations prononcent des discours violents, que le Roi est obligé de réprimer avec habileté, mais il y a des discoureurs qui voudraient une réaction sanglante contre les nobles et les prêtre=, ces deux terribles adversaires au point de vue de leur haine et surtout de leur envie.

Ce qui frappe tous les yeux, c'e^t l'ancien parti bonapartiste venu en masse protester de son dévouement au Roi nouveau.

Casimir Delavigne, ce chantre si admirable des malheurs de notre grande armée, a composé un chant patriotique qui est dans toutes les bouches et dans toutes les voix. Il chante le drapeau tricolore, dont la réapparition a fait verser des larmes de plaisir, car il est pour nous un souvenir de gloire. Le drapeau blanc est certes glorieux, il a couvert bien de nobles actions et de grands faits d'armes, cependant, pour notre génération, le drapeau d'Austerlitz, de Wagrara, de Friedland, est le drapeau national. En le voyant, nous oublions Leipsig et Waterloo, que l'Empereur aurait pu éviter, s'il avait eu autant de sagesse que de génie.

Pour le moment, il n'e?t plus question du parti légitimiste, dont le principe est respectable et respecté par moi ; mais qui est impossible à l'heure présente.

Ma peur était, aux événements de Juillet, que le Prince ne refusât de se mettre à la tête de la nation. Je connaissais ses répugnances et sa loyauté. Tout eût été perdu et la France aurait succombé sous une nouvelle république sanglante et sous la conquête étrangère. Car la Sainte- Alliance vit encore et les Prussiens nous auraient écrasés comme en 1814. Elle conn&ît la faiblesse de l'isolement

et la force de l'union contre nous. 1814 et 1815 sont trop peu éloignés pour que la mémoire puisse être en défaut.

10 septembre.

Les conspirations recommencent et les réunions n'ont pas atteint leur but. Voici un fait curieux qui montre l'esprit de la jeunesse de nos écoles pervertie par quatorze à quinze années d'études absurdes, dirigées par des homm^es bien coupables.

Notre éducation nationale est à refaire.

Le 4 août dernier, je fus réveillé à minuit par une visite inattendue, deux membres de la Société des Amas du Peuple demandaient à me parler.

Mon domestique, François Naudin, vint me dire :

« Général, deux hommes à figure sinistre demandent à vous parler.

— Je me lève, fais-les entrer. »

J'avais mis, par précaution, deux pistolets sur ma cheminée.

Ils entrent.

L'un, M. Degenne, aux cheveux longs et plats sur le front, les sourcils couvrant les yeux, la face pâle, la barbe longue; le second, maigre, le front bombé, l'air cadavéreux et sinistre.

« Général, me disent-ils, il faut que nous voyions le duc d'Orléans à l'instant. Il y va de sa vie et du repos de la France. La Société est à refaire et rien des anciennes choses ne doit subsister. Après une révolution comme la nôtre, tout est à renouveler. ;>

Ma surprise fut grande, je l'avoue, et l'apparition de ces deux membres d'une Société connue pour ses opinions farouches me parut digne d'attention. Me m.ontrant sa chemise toute sale et ensanglantée, Degenne me dit encore : « Nous sommes des combattants, le sang nous a couverts et nous n'avons pas voulu changer de linge que tout ne soit terminé. » Après avoir parlé quelque temps avec ces exaltés, la pensée me vint de les conduire chez le Prince, qui, je le savais, par ses anciennes habitudes, ne

devait pas encore être endormi. Je le leur propo ai; ils acceptèrent.

Nous passâmes par les corridors qui, de chez moi, rue Saint-Honoré, au coin de la rue de Richelieu, conduisep.t aux appartements royaux.

Arrivés près du cabinet de Son Altesse Royale, j'entrai afin de prévenir Monseigneur de cette étrange visite et du motif qui l'amenait.

Lhéritier, neveu du général de ce nom, et Degenne, les deux députés de la Société des Amis du Peuple, furent introduits par moi aussitôt.

Ils saluèrent profondément, puis Degenne prenant la parole d'une voix sépulcrale :

« Monseigneur, la Société est dissoute, rien de ce qui était ne doit plus exister et nous venons vous prévenir que le peuple veut que tout soit renouvelé. »

A ces mots le duc d'Orléans l'interrompit et lui dit :

« Monsieur, comment savez-vous l'opinion du peuple et comment vous intitulez-vous son organe? La Société, dites-vous, est dissoute. La Société a éprouvé un ébranlement, une secousse, mais elle existe, et ce n'est pas quelcfues rêves de votre imagination qui peuvent la changer en un clin d'œil.

— Vous êtes de braves jeunes gens, séduits par quelque théorie dont vous vous nourrissez depuis longtemps ; mais je ne vois pas en vous des envoyés du peuple. »

Cette sortie vive et juste déconcerta un peu les deux envoyés. Ils voulurent reprendre la discussion, que Son Altesse Royale soutint en les traitant comme des tôtes Sêlées et malades.

Ils se retirèrent un peu abasourdis de ce qui s'était passé. L'un d'eux — iJegenne, je crois — m'avoua que le duc d'Orléans était plus fort et plus habile qu'eux.

L'autre, Lhéritier, conspirateur-né, plus faux, prononça quelques mots lugubres en s'en allant. Probablement ils allèrent rendre compte à leur société de l'inutilité de leurs efforts. Degenne vint me revoir et se dévoua au Roi. Lhéritier conspire et censpirera longtemps, il m'a paru être le plus absurde des théoriciens démagogues.

Le 11.

Les ministres se réunissent souvent et Laffitte est devenu l'homme le plus indécis qui existe, il ne sait ce qu'il veut ni ce qu'il peut, son affaire est tout entière, je crois, dans son amour de la popularité où il fait concurrence au général Lafayette et à Dupont de l'Eure, le plus comique comme le plus sot des ministres présents, passés et futurs. Ce dernier est un grognard mécontent de tout et même du gouvernement dont il fait partie. Quand on lui parle, il répond comme un homme qui rêve ; il remplit les places de gens incapables, tous ses amis de conspiration et de club.

La soif des places dévore toute la meute des anciens mécontents. Il leur faut des places, des honneurs, une nouvelle décoration, de l'argent, et ils ne veulent plus ni contributions, ni octrois. Ils pensent apparemment que l'or tombe de la lune, mais il leur en faut, ou sinon...

Heureusement que la majorité des Chambres est bonne et sage.

Beaucoup de députés parmi les 221 voulaient donner au Roi une leçon, mais les leçons aux rois coûtent cher aux peuples. Celle-ci a dépassé les pensées des donneurs de leçons. Puisse au moins cette expérience éclairer le gouvernement et les peuples ! c'est peu admissible pourtant, car depuis 1789, année de ma naissance, les expériences et les leçons se succèdent, sans fruit pour personne.

Chaque nouvelle révolution augmente la dette, et un gouvernement est à peine en place que ceux qui veulent le renverser (à leur profit bien entendu) augmentent en nombre et se remuent comme des couleuvres dans les fourrés.

Le roi Louis-Philippe est installé comme roi. Il ne s'en souciera pas, mais s'il ne se fût pas décidé à accepter la couronne, l'anarchie allait dévorer la France et le sang des nobles et des prêtres coulerait à flots en ce moment, car j'entends de terribles choses sur cet article.

Ici se place encore une lacune dans le manuscrit du général, des pages en ont été arrachées et nous arrivons au moment où la fin tragique du prince de Condé vient de jeter une vive émotion dans ropinion publique.

Nous avons été abasourdis par la mort étrange du prince de Condé. On n'a pas idée des racontars, des suppositions qui ont couru à ce triste sujet. La Reine ne peut s'en remettre, elle a bien pleuré et encore plus prié pour son vieil oncle qui — à plus de soixante-quatorze ans — achevait ses jours pendu par le cou à une espagnolette basse, tandis que ses genoux plies touchaient terre.

On n'a pas idée des insignes méchancetés débitées contre le Roi et les siens : « Ah ! s'est écriée la Reine, comme je voudrais qu'il n'ait jamais eu l'idée de donner ses biens à mon fils I »

Le duc de Bourbon était circonvenu, entouré par un cercle de familiers hostiles à notre cause. Ils le poussaient à refaire son testament en faveur du duc de Bordeaux qui, maintenant exilé, semblait être moins bien placé sur le chemin de la fortune que le fils du Roi régnant. Le duc de Bourbon, premier prince du sang, depuis l'avènement de Louis-Philippe, n'avait pas la moindre intention de fuir à l'étranger, ainsi qu'on se plaît à le dire, il a fallu un concours de circonstances vraiment extraordinaire pour amener une catastrophe qui testera, je le crois, au nombre des mystères de l'histoire.

Nos ennemis — et nous en avons ! — ne savent non plus qu'inventer. Ce sont les « Ultras », les « Carlistes », qui font afficher des horreurs autour du Palais Royal et crier d'abominables chansons sous nos fenêtres. On nous reproche d'être les amis du peuple, de donner la main aux ouvriers; on appelle effort de popularité ce qui n'est qu'un effet naturel de la bonté du cœur et de la pensée chrétienne, ainsi que parle notre vénérée Reine I On ne saurait avoir une idée de ce qu'elle souffre en ce moment.

Toute la délicatesse de sa conscience est en révolte. Elle qui donnerait tout ce qu'elle possède pour soulager les infortunes, elle qui a élevé ses enfants dans les plus purs sentiments de l'honneur ! Voir accuser les siens de cet indigne complot contre le dernier Condé, c'est par trop cruel (1) î

(1) Lo général de Rumigny montre une grande indignation au sujet des bruits injurieux qui couraient à propos^de la mort du prince

Le 6 juin 1832. Angers.

Le choléra cause de grands ravage». J'ai obtenu un congé pour aller à Laval, où ma femme est venue se remettre

de Gondé (ou duc de Bourbon). Comme beaucoup de versions ont été répandues, nous allons donner la plus acceptable. Bourbon avait pour le duc d'Orléans et toute sa famille une sincère amitié. Il avait même, bien que tiède catholique, une vénération extrême pour le beau caractère de la reine Marie-Amélie. Il admirait sa vertu. Parrain du petit duc d'Aumale, l'enfant lui plaisait extrêmement et en chaque occasion il le caressait avec bienveillance.

On a prétendu que M™« la duchesse d'Orléans avait admis chez elle M"»^" de Feuchère dans le but d'employer le crédit très grand de celle-ci auprès du prince de Condé en faveur de son jeune filleul et de lui faire faire un testament pour celui-ci. Le motif est bien plus noble. On connaît la grande piété de la reine Marie-Amélie. Or, elle n'eût pas considéré comme chrétien de repousser une personne à laquelle l'exemple et de bonnes paroles pouvaient faire du bien; elle ne voulait pas non plus froisser un vieillard sur qui une influence religieuse semblait venir à propos. De même que M»"* du Cayla avait, dans des circonstances analogues, comme on peut le voir au cours de ces souvenirs, obtenu du roi Louis XVIII qu'il acceptât les derniers Sacrements (et en cela elle était d'accord avec M°»« la duchesse d'Angoulême), de même on pouvait espérer un retour vers Dieu chez les deux coupables d'une même faute. Il serait injuste et odieux de jeter le blâme sur la pieuse Reine dont toute la vie proteste contre une idée d'intrigue et de fausseté. Voici comment les choses se sont passées lors de la nuit tragique à Saint-Leu. Nous le tenons de source directe, de M™« Etchévery, née de Préjean, fille de M. de Préjean, écuyer du prince de Condé. La jeune fille avait environ douze ans, lorsqu'en s'éveillant le matin elle fut surprise par la rumeur de ce qui se passait au château. Au milieu de l'affolement général elle reçut une impression qui ne s'effaça jamais et dont elle garda une absolue conviction de sincérité. La baronne de Feuchère était, on le sait, très violente; elle frappait brutalement son vieil ami. Une fois même, le valet de chambre de celui-ci, le fidèle Manoury, voyant une marque de coup sur le visage de son maître, lui demanda où il s'était cogné, a Je ne me suis pas cogné, répondit le Duc, c'est encore cette méch... n et il regarda vers l'appartement de l'Anglaise sans achever sa phrase. Donc, au cours d'une querelle plus violente que les autres, le Prince, heurté cruellement, tomba sous le choc et, pris d'une syncope ou d'une congestion, ne put se relever et expira en quelques instants. Épouvantée, M"»« de Feuchère appela alors le domestique dont elle était sûre et qui lui était dévoué; avec son aide, elle imagina la maladroite mise en scène qui ne trompa personne.

d'une indisposition (1), et je dois rentrer à Paris en passant par Angers. La duchesse de Berri fait encore du bruit; elle agite ses partisans, qui sont en vérité aveugles ou insensés.

La première nouvelle que j'apprends en entrant en ville, par le faubourg Saint-Nicolas, est justement l'arrestation de mon vieil ami d'enfance, Jean d'Ablancourt, qu'on vient d'enfermer au château d'Angers pour refus de serment, avec d'autres entêtés (2). L'idée, inopportune mais persistante chez tous les souverains, est de se faire prêter serment par leurs sujets. Notre Roi n'y faillit pas, et voilà encore une cause de trouble.

Jean d'Ablancourt, qui s'est battu en Vendée depuis l'âge de quatorze ans, a riposté fièrement quand on a voulu lui faire jurer fidélité au roi Louis-Philippe : « Un serment ne se reprend pas, j'ai juré fidélité aux Bourbons. » Et il s'est laissé emprisonner au château malgré les pleurs de sa femme et de ses enfants, que j'ai vus dans la journée. C'est leur ruine. Ils vivaient de la position du chef de famille. Ils l'approuvent quand même.

Le choléra fait aussi des ravages ici, l'hôpital Saint-Jean est rempli de malades.

30 juin.

La Famille Royale est tout occupée du mariage de la ])rincesse Louise. Le roi Léopold, après toutes ses hésitations, a fini par abandonner la Grèce et le voilà sur le trône de Belgique; c'est une autre affaire, notre souverain lui donne sa fille. Le mariage aura lieu en août; mon frère Hippolyte est en ambassade à Bruxelles, toujours chargé des ambassades de famille. La reine Amélie est triste, elle ne peut prendre son parti du départ de « son angélique Louise ». Je n'ai jamais vu ni dans le peuple, ni parmi les rois, une famille aussi tendrement unie que celle du roi Louis-Phi-

(1) La première comtesse de Rumigny était dame d'honneur de M"« Adélaïde. Elle fut victime du choléra à Laval et mourut peu après le passage du général.

(2) Le marquis de la Bretèche et le comte Théodore de Quatrebarbes.

lippe, ni d'êtres aussi beaux, aussi braves, aussi bien doués au physique et au moral, que ces superbes jeunes gens.

Une longue lacune se présente ici dans les Mémoires du général de Rumigny. Peut-être un cahier est-il perdu, peut-être a-t-il négligé son journal.

8 décembre 1832.

Extrait de ma conversation avec Lefèvre-Lebîanc.

Le mouvement de Lyon était combiné par le parti républicain avec des mouvements pareils à Strasbourg et Metz. Ce sont les deux points que le Comité de Paris doit essayer de mettre en mouvement, car à Paris, ce ne sera que secondaire.

Ces deux places fortes tombées dans les mains du parti seront le point d'appui d'un mouvement général et tout Paris sera mis en action : « Nous sommes, dit-il, sur un volcan, et chaque occasion sera saisie par eux pour renverser et détruire tout l'ordre social actuel.

Selon lui, M. de Lafayette est un vieux sot qui n'a aucune décision. On le méprise dans la réunion des républicains. Quand j'ai dit qu'il fallait au moins du respect à son âge, il m'a répondu : « Cela m'importe peu. »

Il m'avertit qu'à la police on les instruit de tout ce qui peut leur être nuisible.

On leur a désigné un certain nombre de maisons où on prétend qu'il y a des dépôts de cartouches et d'armes pour s'en servir contre eux. Ces maisons désignées, en cours de troubles, doivent être attaquées dès le début d'une émeute.

La mienne est du nombre ; mais ils savent que je la défendrais à coups de fusil et de pistolet, et cela les inquiète; il m'a prévenu que j 'éviterai le pillage en ôtant insensiblement mes armes, car, dit-il, plusieurs de ses camarades sont touchés de ma bonté pour les malheureux et de mon abord facile.

Lefèvre est dans le parti républicain jusqu'au cou. Il a été arrêté deux fois. Il est dans la misère par suite d'entreprises manquées. Il doit 70.000 francs. Il s'est compromis pour beaucoup de gens de son parti, qui lui doivent beau-

coup d'argent qu'ils ne lui payent pas. Il a plusieurs prises de corps contre lui. Bertide et Thomas le poursuivent après avoir été ses complices, c'est honteux. Mais c'est le vrai symbole des mœurs des hommes de désordre (1).

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