RAPPORTEUR DV^ CONSEIL DE LA GUERRE
comme le père du soldat, juste, bon, accessible et digne de l'affection qu'il inspirait.
Après la levée du camp je revins à Paris , où je repris, avec M. de Lambert, mes occupations ordinaires. L'archevêque de Sens avait quitté le ministère, et le comte de Puységur avait remplacé le comte de Brienne au département de la guerre. Il m'appela auprès de lui, et M. de Guibert, qui avait éprouvé quelques désagréments à l'assemblée de la noblesse de son bailliage , ayant donné sa démission de la place de rapporteur au conseil de la guerre , je fus nommé pour le remplacer, et tenir la plume du conseil. On y poursuivit la discussion et le travail de rédaction des ordonnances d'organisation de service et de manœuvres des différentes armes. Je m'attachai, dans plusieurs mémoires qui furent approuvés par le ministre, à donner plus d'ensemble et d'unité au système d'administration de la guerre , qui avait été trop ramifié ; ce travail fut fait avec M. Gau, commissaire des guerres et depuis conseiller d'État.
La position dans laquelle je me trouvais alors avait, sous tous les rapports, dépassé mes espérances. Doublement heureux de la devoir à mon excellent patron, je ne formais d'autre vœu, je n'avais d'autre ambition que de justifier ses bontés par mon zèle et mon travail assidu. J'étais