PREMIÈRE FORMATION
a rement militaire la milice bourgeoise, et qui, ce cependant, l'organise et la dispose de la ma- « nière la plus propre à conserver l'esprit de son 't institution, sa force et sa parfaite liberté dans « le service qu'elle veut s'imposer pour le bien a de la chose publique.
« On considérera d'abord que les milices bour- « geoises , auxquelles on pourrait donner le nom « de milices parisiennes, gardes parisiennes ^ ou « même gardes nationales parisiennes , doivent <r être composées : i° d'une partie de soldats ré- « giiliers, engagés et tenus dans une exacte dis- « cipline , payés pour faire continûment le ser- « vice que les bourgeois ne pourraient faire à « des périodes fixes sans se déranger de leurs ce utiles occupations ; et , a° d'une beaucoup plus « grande partie de bourgeois, volontairement <c immatriculés dans chaque district et dans une « proportion relative à la population et à l'espèce (c de population.
<K Ces deux principes une fois consentis, la « ville étant divisée en soixante districts, on pro- « posera de former soixante bataillons de cinq « cents hommes, et d'attacher à chacun une es- <c couade de dix cavaliers : ce qui portera la tota- « lité des milices parisiennes à un effectif de <K trente mille six cents hommes, dont six cents « cavaliers.