‹ Souvenirs du lieutenant général comte Mathieu Dumas de 1770 à 1836 (volume 2)Chapitre 81 sur 102 · DE LA. GARDE NATIONALE DE PARIS · texte numérisé non relu

DE LA. GARDE NATIONALE DE PARIS

*i On pourrait partager cette totalité en six « divisions , qui porteraient le nom de la cité et « des cinq principaux faubourgs , et qui seraient « composées chacune de dix bataillons d'infante- « rie et de cent cavaliers.

« Chaque bataillon serait formé de cinq com- « pagnies, chacune de cent hommes.

ec La première compagnie serait toujours sur « pied, ainsi que les dix cavaliers, et serait for- « mée de soldats engagés. On y incorporerait les « gardes françaises , les soldats passés dans leurs « rangs, enfin un choix fait dans le guet à pied « et à cheval , que Ton supprimerait.

* Les compagnies des gardes françaises se- « raient conservées entières, et celles des grena- « diers seraient attachées au premier bataillon de « chacune des six divisions.

« Chaque compagnie, régulière Ou bourgeoise, « serait commandée par un capitaine, un lieu- « tenant et un sous-lieutenant. Ces trois officiers, « dans la première compagnie du bataillon, ou (c compagnie régulière, seraient pris dans les ser- « gents du régiment des gardes, et à l'avenir les « sergents monteraient par ancienneté aux em- <f plois vacants, et rouleraient ensuite entre eux « dans les grades respectifs.

» Dans les quatre compagnies bourgeoises , « les officiers seraient choisis parmi les bour-

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tf geoiSy et au scrutin ^ dans chaque district.

a Le commandant général des milices paria siennes serait nommé au scrutin parles soixante a districts; les six commandants de divisions se- « raient nommés au scrutin par les dix districts tf formant la division.

« Comme la nature du service des milices paa risiennes exige le plus grand accord, la plus « parfaite uniformité dans les moyens de surveil* « lance y et suppose une reddition de comptes a très-fréquente , on proposerait de former l'état- K major de la manière suivante, et de laisser seuc( lement ces places à la noiçination du comman- (c dant général , parce que leur exercice exige une (( intelligence et une activité particulières; saie voir : Un major ou adjudant général du corps, « ayant auprès de lui deux aides et deux quarts tiers-maîtres pour le détail des corps ; et six « majors particuliers de division , faisant chacun ft le détail de leur division, et ayant à leurs orc( dres cinq aides-majors, qui feraient chacun le i< détail de deux bataillons.

(( On proposerait de donner le même uniforme (c à la totalité des milices parisiennes, et Ton fixece rait ainsi les couleurs de la cocarde nationale : « Habit bleu de ciel, parement blanc y collet « rouge.

« Toutes les compagnies régulières et bour-

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