‹ Souvenirs du lieutenant général comte Mathieu Dumas de 1770 à 1836 (volume 2)Chapitre 87 sur 102 · TROUBLES DANS LE MIDI · texte numérisé non relu

TROUBLES DANS LE MIDI

bres de rassemblée, et plus particulièrement le comte de Lautrec, le vicomte de Mirabeau et quelques autres étaient eiigagés dans ces complots. '

Le principal foyer était à Montauban, où plusieurs patriotes, et surtout des protestants, avaient été massacrés dans une émeute. Quarante autres, presque tous négociants et de la religion réformée], étaient emprisonnés et menacés d'être sacrifiés à la fureur du parti contre-révolutionnaire. Cet événement avait soulevé d'indignation la ville de Bordeaux, dont la garde nationale, excitée par la société des Amis de la constitution , avait pris les armes et marché vers Montauban. Quatre mille hommes de cette garde, sous le commandement de M. de Courpont, étaient déjà rendus à Moissac avec du canon et des munitions de guerre^ Le comte d'Esparbès, lieutenant général, commandant dans le Périgord et résidant à Montauban, avait sous ses ordres le régiment de Languedoc, et faisait des préparatifs de défense. La population de Toulouse était fort agitée; une des légions de la garde nationale avait pris le parti des contre-révolutionnaires. Les patriotes, plus nombreux dans les autres légions, soutenaient les autorités municipales. Le comte de Lautrec avait été arrêté et conduit au Capitole, où il était gardé à vue. De semblables désordres

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