‹ Souvenirs du lieutenant général comte Mathieu Dumas de 1770 à 1836Chapitre 13 sur 112 · G SITUATION DES AFFAIRKS MILITAIRES · texte numérisé non relu

G SITUATION DES AFFAIRKS MILITAIRES

l'on conserverait les plus précieuses conquêtes. Bonaparte n'avait pas encore pris le commandement de l'armée d'Italie ; les avantages qu'avait remportés le généi^l Schérer à Loano , et qu'il dut à la vigueur des attaques dirigées par Masséna et Augereau, n'étaient pas assez décisifs pour changer la situation des affaires dans cette partie, et pour prendre l'offensive contre les forces très-supérieures de l'ennemi. Cette armée était dans le plus déplorable état. Nous venions d'éprouver un grand revers sur le Rhin : la fausse manœuvre, ou plutôt la trahison du général Pichegru avait favorisé l'entreprise hardie du général Glairfayt , et fait lever le blocus de Mayence : tout était en désordre de ce côté; et sans la vigueur et la sagesse des dispositions du vainqueur de Fleurus, de Jourdan, qui était alors général en chef de l'armée de Sambre-et- Meuse, Clairfayt aurait mieux profité de sa victoire, et se serait rendu maître de tout le Bas-Rhin. Ce fut dans ces circonstances, et avant l'ouverture de la campagne de 1 796, que je publiai, sous le titre de Résultats des dernières canipannes , un écrit dans lequel , après des réflexions qui parurent assez profondes, sur le nouveau système de guerre, je m'attachais à prouver qu'il était temps de s'arrêter, de pro- Htcr du peu d'accord qui régnait entre les puis-

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