ÉTAT-MAJOR DU 3* CORPS
à radministratton de ce corps d'armée; il resta près de moi et dirigeait mon secrétariat avec une parfaite connaissance des détails de service , et la plus active vigilance. J'eus pour sous-chef d'état-major le brave colonel Hervo, qui, depuis, m'ayant remplacé au 3*^ corps, tomba sur le champ de bataille à Eckmûhl , dans une action aussi héroïque que celle du célèbre d'Assas.
Telle fut, au camp d'Ostende, pendant deux campagnes d'une pénible attente, la composition de ma famille militaire : je me plais à en retracer le tableau; le mérite et les divers talents des personnes dont j étais entouré , l'attachement qu'elles me témoignaient, et leur zèle à coopérer à mon travail, rendirent ma tâche facile et mes loisirs très-agréables. Ce petit cercle d'amis, que ne divisait aucune différence d'opinions, était augmenté de quelques autres officiers remarquables par leurs talents et leurs connaissances , tels que le capitaine Despré, du génie, depuis général distingué, et qui, après avoir commandé l'école d'application xlu corps poyal d'état-major, et rempli les fonctions de chef d'état-major de l'armée de Catalogne et de celle d'Afrique, a passé au service de la Belgique en qualité de major général. La mort a terminé prématurément sa belle carrière. J'étais aussi heureux que je pusse espérer de l'être loin de ma femme et de mes en-
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faiits. Le premier consul , d'après les rapports obligeants du général Davoust, m'avait témoigné lui-même sa satisfaction de mes services. J'en reçus le témoignage par ma promotion au grade de général de division, et je recouvrai ainsi mon ancien rang dans l'armée.
J'obtins, au mois de novembre i8o4, un congé pour me rendre à Paris , à l'occasion du mariage de ma fille aînée avec M. de Saint-Didier, l'aîné de deux frères d'une ancienne et très-honorable famille de Provence. Madame Dumas m'avait proposé cette union, qu'elle souhaitait fort, et que j'approuvai avec empressement. Appelé,
comme conseiller d'Etat, pour me trouver à la cérémonie du couronnement de Tempereur, j'eus la satisfaction et tout le loisir de conclure et de célébrer les noces de ma fille. L'empereur voulut bien comprendre mon gendre dans sa maison civile en le nommant préfet du palais.
Au mois de février i8o5, je retournai à l'armée, à Dunkerque, où le général Davoust, élevé au grade de maréchal de l'empire, avait reçu l'ordre de transférer son quartier général. Ijes préparatifs d'embarquement étaient pressés avec la plus grande activité : les flottilles se ralliaient au port de Boulogne, et les trois corps d'armée, du maréchal Davoust, du maréchal Soult, et du* maréchal Ney, échelonnés sur la côte de la Man-