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Je dus attendre à Madrid de notiveaiix ordres du major général, et je profilai de ce court séjour pour rendre mes devoirs au roi, et lui faire agréer l'hommage respectueux de ma reconnaissance. J'eus grand plaisir k me retrouver près de ce prince, entouré de mes amis et compagnons qui, dans divers emplois, étaient restés attachés à sa personne et suivaient sa fortune. Mon collègue, le général Belliard (comme moi aide-major général de l'armée impériale), était gouverneur de Madrid. Je reçus de lui toutes les notions que je pouvais désirer sur la situation desaffaires, et plus particulièrement sur celle du roi. Je pai^ courus celle singulière capitale et ses environs arides et presque incultes, image 6dèle de la décadence d'une ancienne splendeur et de l'appauvrissement causé par l'incurie et la négligence des plus précieuses ressources. Tallai visiter les nouvelles fortifications du Retiro qu'on mettait en état de défense, et dont le commandement avait été confié au brave généra) P&riSi mou ancien ami , qui fut tué peu de temps après.
Malgré la bonne discipline et la sévère police que maintenait le général Belliard, il n'y avaU presque pas de jours que quelques Fraoçwi ne fussent attaqués et assassinés. Il était facile de prévoir que la situation du roi deviendrait dit
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plus Cil plus (liHicile, et que la disposition des esprits dans toute ht population était trile, qu'il faudrait la rétlnire {>ar la Force des armos et com> battre sans cesse sur touiî tes points de cette vaste péninsule : ce genre de guerre répugnait aux Français, et la nécessité dv se conduire partout comme en pays conquis, pouvait faire dés ce moment pressentir les conséquences funestes de celte guerre d'extermination, et combien il serait (liflicile dV-iablir la nouvelle domination.
Ayant reçu l'ordre de l'empereur de luc rendre à son quartier général à Valladulid, je quittai Madrid avec mes aides de camp et tes officiers d'élat-major qui s'étaient rallié» à moi. Je passai la montagne de (luadaraina par un beau temps : il y avait Iri's-peu de neige, el je ne pouvais comprendre le désastre qu'avait éprouvé sur cette belle route, quinze jours auparavant, l'armée de l'empereur. La roule n'était pas plus sûre entre Madrid et Ségovie que je ne l'avais trouvée de l'antre coté. Mon groupe si> grossit, en passant il S«''g<ivie, lie quelques officiers. Nous ne finies aucune mauvaise rencontre. Nous nous croisâmes avec la division du général l>essole.s qui »• rendait à Madrid.
J'arrivai le lendemain il Valladolid; j'y appris h retraite de l'armée anglaise, dont on av»il à peine pu attejndre rarrière^arde.