TRAITA DE SUBSIDES AVEC LA PRUSSE
commissaire prussien qui Tavait signé, j*eti poursuivis Texécution. M. de Ilardenberg se prêta de bonne foi à tout ce que je proposai pour assurer et régler les livraisons des approvisionnements tant pour les lieux que pour les époques de versements. M. le lieutenant général comtede Ix)thum fut nommé commissaire et reçut Tordre de m'accompagner tant que l'armée française se troifxerait sur le territoire prussien, et d*a{iir de concert avec moi, pour faire effectuer et constater ces versements.
Pendant que je m'occupais de ces apprêts, les corps d'armée défilaient pour se porter sur la Vistule : celui du maréchal Davoust déboucliait par la Poméranie prussienne. Je me rendis à Custrin où ce maréchal avait porté son quartier général : j'avais à conférer avec lui relativement k la saisie qu'il avait ordonnée des chargements de grains qui se trouvaient sur la Vistule ou sur le canal de Bn>mberg: Ces chargements étaient réclanu's par M. de Lothum, comme faisant partie des livraisons qui devaient nous être faites. Quelques-uns cependant étaient la propriété de négociants, et M. deLothum offrait de les prendrt^ et de nous les livrer k compte des six cent mille quintaux stipul(>s dans le traité. 1^1 confusion occasionne^! par cette .saisie, et les procès -verbaux qui furent dressés par des
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agents de l'administration française , donnèrent lieu par la suite à des réclamations et à des restitutions fondées sur un article du traité de Paris y et dont le résultat fut très-onéreux à la France.
Le maréchal prince (rEckmiîhl me communiqua la proposition qu'il venait de faire à Tempereur Napoléon, d'accorder au gouvernement polonais un subside de douze millions pour lever et solder vingt mille hommes de cavalerie légère. Ce corps auxiliaire aurait été fourni dès l'ouverture de la campagne, en sus de reffectif du corps d'armée polonais. Il n'est pas douteux que ces troupes légères eussent valu beaucoup mieux que tous les Cosaques de la Russie; le maréchal Davoust pensait que c'était le seul moyen de niénager et conserver notre belle cavalerie et d'obtenir d'immenses avantages. Napoléon dut bien regretter depuis de n'avoir pas suivi de si sages conseils.
Je retournai à Berlin, où le maréchal Oudinot venait d'établir son quartier général. Je raccompagnai à Potsdam avec les officiers de son étatmajor. Nous fumes très-bien accueillis par S. M. Prussienne, qui, après la parade, nous fit iiH viter à dîner. Toute la famille royale s'y trouvait réunie; la princesse royole, aujourd'hui impératrice de Russie, était à la droite du i-oi; on