‹ Souvenirs du lieutenant général comte Mathieu Dumas de 1770 à 1836Chapitre 77 sur 112 · COMBAT DE MOJAÏSK · texte numérisé non relu

COMBAT DE MOJAÏSK

les évacuations île nos blessés. Nos pertes furent . immenses, et (Vantant plus sensibles que nos efforts et nos sollicitudes ne pouvaient créer, dans ces plaines désertes, des secours suffisants pour arracher à la mort tant de braves mutilés.

Ce fut à Mojaïsk , et en présence de l'empereur, que s'engagea une discussion et presque une querelle entre le roi de Naples et le maréchal Davoust. Celui-ci, blâmant la manière dont Murât poursuivait l'arrière-garde russe, fatiguait et détruisait le reste de notre belle cavalerie, à laquelle l'ennemi n'opposait que ses troupes légères, proposa à l'empereur de laisser reposer cette réserve précieuse, et de le charger de faire l'avant-garde et de suivre l'ennemi avec son infanterie. — « Trouvez-vous, dit l'empereur au ma- <c réchal , que le roi de Naples n'ait pas montré « assez d'ardeur? — ^ Beaucoup trop, » répondit Davoust. lit certes il avait raison : il est vraisemblable que, si son conseil eut été suivi, Fennemi , serré de plus près qu'on ne pouvait le feire dans CCS circonstances avec de la cavalerie, aurait été atteint, et n'aurait pu, comme il le fit quelques jours après, dérober ses mouvements et se porter sur notre flanc droit.

Nous n'étions plus qu'à trois petites marches de la grande ca])itule. Napoléon, près d atteindre Sun but, la dernière scène et ledénoùnient delà

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