ENTRÉE A. MOSKOU
campagne, pressait le mouvement de ses corps tl'armée. Obligé de suivre le quartier impérial^ ce fut pour moi un pénible devoir de laisser en arrière, dans les environs du cbamp de bataille, un si grand nombre de blessés ( de quatre à cinq mille), avec si peu de secours. Nos ambulances étaient presque épuisées, et cependant il fallait prévoir les résultats d'une dernière bataille et ménager le peu qui nous restait de moyens d'y pourvoir.
En arrivant devant Moskou, nous trouvâmes la position appelée la montagne des Oiseaux couverte de retranchements encore imparfaits , et que sans doute les généraux russes s'étaient proposé de défendre; mais cette position, ainsi que la capitale, avaient été abandonnées, et la bataille, seconde victoire que l'empereur avait espérée, nous échappait.
L'empereur s'arrêta dans le faubourg de Mos- :ou , sur le bord de la Moskowa; il laissa le roi le Naples pénétrer jusqu'au Kremlin, dont celui- :i s'empara , après en avoir chassé quelques nilliers de paysans armés qui s'y étaient enfernés. L'empereur ordonna ensuite au comte )aru et à moi d'entrer dans la ville à la suite e Tavant-garde, et de prendre connaissance e la situation des choses pour lui en faire n rapport le lendemain matin. Il défendit