‹ Souvenirs du lieutenant général comte Mathieu Dumas de 1770 à 1836Chapitre 80 sur 112 · SÉJOUR A MOS&OU · texte numérisé non relu

SÉJOUR A MOS&OU

que sur notre ancienne ligne d'opérations. épuisée par le passage j par le ravage des deiii armées. Il en fut tout autrement ; Napoléon conçut d'autres desseins^ parce qu'il avait aussi conru d'autres espérances.

Ce beau palais que l'empereur se proposait d'habiter avait été incendié pendant la nuit, après que le major général et le comte de Narbonne l'eurent parcouru : comme il était à l'extrémité de la ville, isolé /et entouré de jardins, il n'y avait point de doute que les incendiaires n'eussent reçu l'ordre d'y mettre le feu; on n'y trouva, le lendemain, que les cendres de ce vaste édifice et du magnifique mobilier dont il était orné.

Napoléon , rentré dans le palais impérial du Kremlin, fit toutes les dispositions apparentes pour prolonger le séjour de l'armée à Moskou.

Le roi de Naples, avec la ré^rve de cavalerie et une partie de l'infanterie du corps d*armée du vice-roi d'Italie , observait l'armée russe a trois marches de Moskou dans la direction du sud au sud-ouest. Dans ces positions respectives tout ravantage était pour les Russes, à mesure que nous nous approchions de la mauvaise saison. Ils nous laissaient exploiter et consommer les ressources encore assez considérables qu'of- IVait le pillage des ruines de Moskou : ces res-

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