SORTIE DE WILNA
ieue et demie de Wilna; c'était une montagne le glace que les chevaux ne pouvaient gravir; il ie fit, au pied de cette hauteur , un encombrenent,un amoncellement inextricable de voitures l'artillerie de toute espèce, de fourgons, qui ne aissèrent aucun espoir de franchir cet obstacle. Quelques voitures légères purent tourner la hauteur en faisant un grand détour par la droite : les unes réussirent à s'échapper et à regagner la route; d'autœs tombèrent dans les mains de Fennemi. Les Cosaques nous avaient atteints avec eur artillerie montée sur des traîneaux : ils connençaient à canon ner vivement ces amas confus « ït, après avoir gagné la hauteur, ils débordaient léjà nos flancs. Un officier de Tescorte des voiures de l'empereur vint me prévenir quV>fi wê^ ait le feu aux équipages; je me déciilaf a aba»onner les miens et je mis pied a Xrrr^. Nous gravîmes la hauteur, Saînt-Hidier et mfk^ ^nant nos chevaux par b hritUr^ et r^m.mmMk travers la foule des {a\sirà%. THaà^ é^utjm^. m ibie, et tellement é^\i»k de fatfjrue^ /|tie mmip iieval ayant glissé sur b neige^ je dmt y$ê% m^ élever , et Saint-Didier fut ^AA^. de Mi'arrMl^ef i dessous mon chevaL Sim% ttffîtf^ rHn^^mtê^ isemble, le sriir, dans une rnsêm^fi^ yf*^ 4*$ lâteau où le roi de ^^y^ ^iu$ é^iAM ym lartier. Nous y pa^^nnes b m^tt^ as##s m$0 4^ III. U#
48a ARRIVl^E k ROWTfO.
bancs 9 avec le général Monthion, qui voulut bien partager avec nous quelques vivres.
Nous continuâmes notre route ; nous eûmes encore deux journées jusquà Kowno, petite ville sur la rive droite du Niémen : je fis ces deux journées sur mon petit cheval arabe, l'un des deux qui me restât; l'autre mourut de soif à quelques lieues de Kowno. Je me sentais entièrement épuisé de fatigue et roidi par le froid : on me plaça sur un traîneau et Ion eut soin de m'empécher de m'endorrair : j'aurais certainement péri si ce soin eut été négligé. Mon aide de camp Poncet poussait sans cesse la tête de son cheval dans mes épaules, et me tenait ainsi éveillé malgré moi. Nous passâmes la nuit à Kowno, au milieu du plus grand désordre. Les troupes du maréchal Ney, qui faisaient l'arrièregarde, arrivèrent le soir, et, se mêlant i la foule des fuyards, forcèrent les portes d'un magasin de rhum et d'eau-de-vie. Leur bivouac fut étaUi sur la place en deçà du pont. Le feu prit aux maisons d'un côté de la place, et, comme Qy avait de Tautre côté des dépôts d'artillerie et de munitions, le danger d'une explosion était imminent et même inévitable si le vent eût changé.
Lorsque nous partîmes quelques heures avant le jour, nous eûmes l'affreux spectacle des bivouacs, où presque tous les malheureux qui
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s'étaient enivrés, étaient étendus morts autotn* des feux. Le Niémen était tellement gelé, et il y avait tant de glaces amoncelées et couvertes de neige, qu'on ne distinguait son lit que par les hauteurs escarpées de la rive gauche.
Je m'arrêtai de l'autre côté du fleuve dans une masure , où je trouvai mon ami le général Durosnel, qui, attaqué depuis quelques jours d'une fièvre maligne, était transporté sur un traîneau escorté par des gendarmes d'élite : on l'avait déposé dans cette masure; il délirait et ne put me reconnaître.
J'attendis là qu'on m'amenât une mauvaise
calèche, la seule voiture qu'on eût pu trouver
à Kov^no , et sans le secours de laquelle il m'eut
été impossible d'aller plus loin. Déjà le combat
était engagé dans Kowno, entre les faibles restes
des troupes du maréchal Ney et les Cosaques :
un gros de ceux-ci avait déjà passé le Niémen
»ur les glaces au-dessus de Kowno. Le peu dé
toitures qui restaient, et qui avaient échappé
lu désastre de Wilna , quelques fourgons du
résor, diverses voitures d'équipage de régi-
nent, qui avaient gagné Kowno, et qui s'y
rouvaient en dépôt, encombrèrent bientôt la
ou te et la rampe très-roide qu'il fallait gravir
»our gagner le plateau. Nous eûmes beaucoup
le peine à sortir de ce défilé; plusieurs voitures