INTRODUCTION XIII
8in, qu'il interpellait à chaque iastant : c Dis donc, dis
donc, quel est le b qui a fait ça? Est-il ici? » Le
Toisin était Macdonald.
Au printemps de 1798, il lot mis à la disposition du général Brune, commandant en chef de Tarmée d'Italie. Celui-ci l'envoya prendre à Rome , alors en république, le commandement d'une division, à la place du général Gouvion Saint-Cjr. L'Italie était en fermentation, les Napolitains menaçants; sur la demande expresse du roi de Naples, et surtout de la reine Caroline, ennemie acharnée de la France et des républicains, le gouver* nement autrichien leur avait envoyé le général Mack, an tacticien fameux. Macdonald ne disposait que de douze naille hommes, dont plus de la moitié se trouvait répartie le long de la frontière napolitaine; il avertit le Directoire, demandant du renfort. On lui répondit en créant une armée de Rome, distincte de l'armée d'Italie, avec un général en chef qui fut Championnet. Il faut remarquer ici que cette nomination fut déplaisante à Macdonald ; ce n'est pas qu'il ne rendit justice au caractère de Championnet, mais avec des réserves, sinon peu justes, tout au moins sévères, et non sans amertume. ( C*était, dit-il, un fort brave homme, mais de peu de capacité; il avait acquis une sorte de réputation militaire à l'armée de Sambre-et-Meuse, en commandant