XIV INTRODUCTION
une division qui avait eu des succès; une coterie l'avait fait nommer général en chef. Il avait un caractère fort doux, très facile, mais un entourage à prétentions, ambitieux, envieux. > A peine arrivé, Championnet apprit que, sans déclaration de guerre, Tarmée napolitaine avait franchi sur plusieurs points la frontière et marchait sur Rome en plusieurs colonnes ; elle était cinq ou six fois plus nombreuse que Tarmée française. Ne se sentant point en mesure de défendre efGcacement la ville, et craignant d'y être enfermé, le général en chef négocia avec Mack une convention d'évacuation dont il laissa tout l'embarras à Macdonald, et partit.
Aussitôt une insurrection éclata; tous les Français surpris isolément, militaires ou civils, furent massacrés. La petite division de Macdonald était au dehors, surveillant rapproche des Napolitains; il n'avait avec lui, dans la ville, qu'une poignée d'hommes; néanmoins il fit tête à Torage, chargeant dans les rues qui aboutissent a la place delPopolo, faisant tirer aux fenêtres; enQn il vint à bout de l'émeute, mais il ne voulut pas évacuer Home pendant la nuit, il attendit le grand jour. L'évacuation se fit avec dignité, sans précipitation. Quoi qu'il en pût être, c'était un mauvais début ; il fallait une réparation par les armes. Tandis que Championnet allait rallier ses autres divisions, Macdonald s'établit à Ci vita-Castellana; il avait au plus cinq ou six mille hommes; Mack vint l'attaquer avec quarante mille. La position était bonne pour la défense; les Napolitains échouèrent et s'enfuirent jusqu'à Rome, laissant leur camp tout tendu. Ce fut le