‹ Souvenirs du Maréchal Macdonald, duc de TarenteChapitre 15 sur 262 · INTRODUCTION XV · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XV

commencement d'une série de succès : à OtricoU, où Ton trouva, rempli de cadavres odieusement mutilés, le dépdt des malades et des blessés français; à Calvi, où deux mille hommes en firent capituler sept mille. Cela fait par lui tout seul, Macdonald rejoignit le général en chef; il le trouva singulièrement aigri. Dans sa correspondance, en rendant compte de ses opérations» si bril* Jantes et si heureuses qu'elles eussent été, au lieu d'emboucher la trompette, il avait pris plutôt le ton plaisant, f sans autre intention, disait-il, que de faire voir qu'il y avait bien peu de gloire à recueillir contre des ennemis si lâches et si vains quelques jours auparavant >. Or les jaloux avaient persuadé à Championnet que iton lieutenant avait voulu se moquer de lui, et le dialogue s'engagea sous cette fausse impression : f Vous voulez me faire passer pour une f... bète. — Sur quelles preuves? Gomment ose*t*on m*imputer un manque d'égards et de respect à mon chef? — Voici votre correspondance. » c Je la lui expliquai, ajoute Macdonald; il s'adoucit; le général Éblé, commandant l'artillerie, avec lequel j*étais hé, entra, intervint, et nous fûmes raccommodés en apparence. >

On rentra victorieux à Rome dix-sept jours après en être sorti. Le soir même, un parlementaire napolitain fat amené à Macdonald; il demandait le passage pour sne colonne attardée qui venait de Viterbe. c Est-ce sérieusement, lui dit le général, que vous faites une telle proposition? — Mais on m'a parlé d'un armistice. — On vous a trompé; mettez bas les armes, c'est ce que vous

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