XVIII INTRODUCTION
mystique et fougueux général, Souvorof, joindre le feldmaréchal Mêlas, qui descendait sur TAdige. Le Directoire avait donné le commandement de l'armée d'Italie au général Schérer. Prévoyant un appel qu'il jugeait plus que probable, inévitable, Macdonald concentrait ses forces; il proposait à son gouvernement l'évacuation de l'État de Naples et de l'État romain, en n'y conservant que les forteresses bien munies; c mais, dit-il, c'était un principe de tout garder et de ne pas céder un pouce de terrain. » Il n'en continua pas moins ses apprêts; la plus grande partie de ses troupes était cantonnée en avant de Caserte; les forts de Naples, Capoue, Gaëte, le fort Saint- Ange à Rome, Civita-Vecchia, Givita-Castellana, Ancône, furent approvisionnés. Les gros bagages, les impedimenta de toute sorte prirent le chemin de Rome et de la Toscane, y compris les objets d'art que le gouvernement français avait fait enlever des palais royaux et des musées. Après un premier choix, et comme une dtme prélevée afin d'enrichir les collections du Louvre, le Directoire avait décidé que le surplus serait partagé entre les généraux et officiers supérieurs de l'armée de Naples, au prorata des grades; la part attribuée au général en chef ne valait pas moins, à dire d'expert, de huit cent mille francs; à quoi il convient d'ajouter ce que Macdonald avait acquis de ses propres deniers ou reçu en présent à Naples, à Rome, à Florence. C'était la plus belle collection dont un particulier pût se faire honneur.
Tout d'un coup, il reçut, avec là nouvelle de la défaite