INTRODUCTION XIX
de Schërer à Magnano et de la retraite de l'armée d'Italie, Tordre prévu de se mettre en marche sans aucun retard, en laissant les forteresses occupées. Il venait d'obtenir un grand succès napolitain, le miracle de saint Janvier, mais les chefs de la République parthé-» Dopéenne n'en furent pas moins atterrés lorsqu'il leur notifia brusquement son départ et l'invitation de rester à leur poste. Les colonnes mobiles rappelées, Tarmée se mit en mouvement; derrière elle, autour d'elle, en avant même, les insurrections éclataient. A Rome, parmi les partisans de la République, la désolation et la terreur n'étaient pas moindres qu'à Naples. En dépit de tout, il fallait marcher, marcher vite, essayer de donner la main à Tannée dltalie, refoulée en Piémont, et dont le général Moreau avait pris le commandement, à la place de Schérer.
Arrivé en Toscane, à Pistoïa, Macdonald se h&ta de faire occuper les débouchés de l'Apennin dans la vallée du Pô et de se mettre en communication avec Moreau, qui, après avoir essayé de tenir sur la Bormida, s'était replié en Ligurie. Le général Dessole, son chef d'étatmajor, vint conférer avec Macdonald; ils se mirent d'accord : tandis que l'armée de Naples, descendant de l'Apennin, tomberait sur le flauc gauche des Austro- Russes, l'armée d'Italie, débouchant de Gènes, les attaquerait de front, et la jonction des deux armées se ferait entre Parme et Plaisance; mais, pour le succès de cette combinaison, la plus grande exactitude dans les opérations respectives était indispensable; des dates précises