IX INTRODUCTION
furent indiquées. Deux divisions, séparées par les événemenU du gros de Tarmée d'Italie, la division Montrichard à Bologne, la division Victor à Pontremoli, furent mises provisoirement à la disposition de Macdonald. Affaiblie par les garnisons qu'elle avait dû laisser dans les forteresses et par les fatigues d'une marche forcée, l'armée de Naples, même avec cette adjonction, ne pouvait guère mettre en ligne plus de vingt-cinq à trente mille combattants. Une observation d'un autre ordre, une observation morale doit ici trouver sa place; par un fâcheux esprit de corps, les diverses armées se jalousaient et se dénigraient mutuellement; on connaît les rivalités des unes et des autres, depuis les généraux en chef jusqu'aux simples soldats. Ce mauvais esprit animait l'armée d'Italie contre l'armée de Naples, en sorte que les deux divisions de la première, annexées momentanément à la seconde, en étaient infectées. « Le général Montrichard était à Bologne, dit Macdonald; je ne le connaissais pas, mais je devais lui supposer des talents, de la résolution, parce qu'il me semblait qu'il avait eu sur les bords du Rhin une sorte de réputation, sans doute usurpée, comme j'en fis la triste expérience. Je lui donnais des éloges, ne sachant pas encore qu'il avait été la principale cause de la perte du général en chef Schérer sur l'Adige. »
Convaincu que Moreau devait exécuter pour sa part le plan convenu, Macdonald descendit de l'Apennin sur Modène avec une partie de ses forces que devait appuyer Montrichard venant de Bologne. Un premier engage-