‹ Souvenirs du Maréchal Macdonald, duc de TarenteChapitre 25 sur 262 · XXVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXVI INTRODUCTION

interroger. Il est une chose essentielle que je dois mettre sous les yeux du Directoire, ce sont les différentes dénominations et dispositions d'esprit des armées ; on s'est aperçu que l'esprit de l'armée dltalie dominait sur le nôtre, même parmi les généraux; j'avais sous mes ordres Victor et Montrichard. Empressez-vous, citoyen ministre, de faire supprimer l'armée de Naples pour la réunir à l'armée d'Italie. >

Quelque temps après, Abrial, devenu commissaire du gouvernement au tribunal de cassation, écrivait au ministre de la guerre : f Je viens délire dans les papiers publics que le général Macdonald était rappelé, sans qu'il soit fait mention qu'il soit employé d'aucune autre manière. Je ne sais quelle tournure on a donnée auprès de vous à raffaire de la Trebbia; mais moi, qui, dans ce moment, n'étais qu'à huit lieues du champ de bataille, qui ai recueilli des blessés, des officiers, moi qui me suis trouvé ensuite à Gênes avec mille témoins oculaires, je puis vous attester qu'il n'y a qu'une voix sur la sagesse de ses dispositions dans cette affaire. J'ignore ce que le général Victor a pu dire à Paris; ce que je sais, c'est que le général Moreau à Gènes, sur la demande précise que je lui en ai faite, a disculpé pleinement Macdonald du reproche d'avoir précipitamment livré la bataille sans attendre la jonction, et cette déclaration a été faite en présence même du général Victor et du commissaire ordonnateur de la marine de Naples ; nous n'étions que nous quatre. Ce que je sais, c'est que je viens de recevoir à Paris une lettre du général Macdonald, à moi adressée

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