XXVIII INTRODUCTION
occuper militairement Versailles ; comme souvenir de révénement, il reçut un sabre que le Premier Consul, était-il dit dans une lettre officielle de Berthier, ministre de la guerre, lui avait destiné en reconnaissance des services par lui rendus dans la journée du 18 brumaire an VlII. C'était un premier témoignage de gratitude ; il y en eut un second plus sérieux quand Bonaparte distribua les commandements. 11 devait y avoir deux armées du Rhin, Tune destinée à Moreau, l'autre à Macdonald ; mais celui-là s'arrangea si bien au détriment de celui-ci qu'il se ût attribuer les deux ensemble. Macdonald indigné ne manqua pas de se plaindre au Premier Consul qui, étonné, répondit qu'il avait cru, d'après le dire de Moreau, l'affaire convenue entre eux, Moreau devant commander en chef et Macdonald sous lui. c Comment cela serait-il possible, se récria celui-ci, après ce qui s'est passé entre nous en Italie et les explications qui ont eu lieu devant vous à votre table? — C'est vrai, reprit Bonaparte, eh bien! votre santé n'est pas encore bien remise; soignez-vous et plus tard je remplirai ma promesse. » On sait ce que fut la première armée de réserve, l'armée du Saint-Bernard et de Marengo; il y en eut plus tard une seconde qui prit bientôt le nom plus significatif d'armée des Grisons ; Macdonald en eut le commandement. Elle devait opérer dans les Alpes entre les armées du Rhin et d'Italie, donnant la main droite à celle-ci, la main gauche à celle-là. Moreau, qui tenait à se réconcilier avec Macdonald, lui envoya ses félicitations : < Je te fais mon compliment bien sincère sur le choix du Pre-