INTRODUCTION XXIX
mier Consul, et pour toi et pour nos relations. J'ai su que Bonaparte, nous croyant brouillés, craignait de nous mettre si voisins; j'avais un officier à Paris qui lui a assuré que nous étions très bons amis, et il le savait; mais j'aurais désiré que, moins instruit, le Premier Consul t'eût donné le commandement de larmée d'Italie; quoiqu'en relation moins directe avec toi, cela t'eût con* venu davantage. > Plus tard, après la victoire de Iloben- Jinden, il lui écrivait encore : c J'ignorais où tu étais, mon cber général, quand nous avons eu la bataille de Hohenlinden; je me serais fait un plaisir de t'instruire de cet événement. J'avais prévu une partie des obstacles que tu éprouverais, mais je ne les aurais pas cru si considérables, et je présumais que tu aurais pu gagner la vallée de l'Adige, ce qui nous aurait été d'un grand avantage. Si tu étais resté dans nos eaux, Tarmée du Rhin eût été facilement à Vienne ; il m'aurait suffi de te renforcer de tout ce que j'ai laissé derrière moi pour boucher les trous du Tyrol, et tu aurais pu marcher avec facilité dans la vallée de la Drave, où tu aurais couvert ma droite et fait la campagne dltalie. On en a décidé autrement et je crois qu'on a mal fait. Nous avons fait un mal affreux à Tennemi ; il en est actuellement à cent vingt pièces de canon, cinq généraux, trois ou quatre cents officiers, et environ dix-huit mille prisonniers; son armée est dans un état de désorganisa* tion complète. Le prince Charles vient den prendre le commandement ; je crois qu'il se retirera derrière Saint- PôUen, à dix- huit lieues de poste de Vienne; sa gauche