XXXIV INTRODUCTION
a-t-il écrit dans ses SauvenirSj et toutes mes facultés se soulèvent pendant que je trace ces lignes, en songeant à l'abaissement où je serais tombé, à la condition de commander des soldats napolitains! Moi qui les combattis, les pulvérisai à Civita-Castellana, à Otricoli, et leur donnai le coup de grâce à Calvi, quoique dans ces affaires, nous fussions moins d'un contre douze ou quinze! moi qui fus témoin de leur lÂcheté, de leur déroute et de leur fuite ! moi qui envahis leur territoire ! Je m'arrête... »
Deux ans après, au mois d'avril 1809, ce fut une autre dépêche, et s'il s'était senti justement offensé, une grande, une éclatante réparation. Tordre de se rendre à Tarmée d'Italie, à la disposition du prince Eugène, vice-roi et commandant en chef. Il courut à Paris; sans lui donner d'autre explication, le ministre lui montra le billet laconique de l'Empereur : t Monsieur le duc de Feltre, donnez l'ordre au général Macdonald de se rendre en Italie où il recevra de nouveaux ordres du vice-roi; je lui saurai gré des services qu'il rendra. »
c Le grand besoin qu'on avait de généraux et d'officiers, par suite de guerres continues, a dit M. Thiers, obligeait de revenir à beaucoup de ceux qu'on avait négligés. Napoléon s'était prêté à ce qu'on envoyât au prince Eugène, pour lui servir de guide et de soutien, le général Macdonald, l'un des hommes les plus intrépides qui aient paru dans nos armées, expérimenté, manœuvrier, froid, sachant se faire obéir, i Ainsi, après