INTRODUCTION XXXIX
en ûi témoigner par le vice-roi sa grande satisfaction. Les seules difQcultés graves qu'il eût rencontrées dans cette course lui étaient venues beaucoup moins de la résistance de l'ennemi ou de FApreté du terrain que du mauvais vouloir de quelques-uns de ses généraux. Dès les premières attaques, il s'était aperçu qu'elles étaient mollement faites; il se décida dès lors à les diriger en personne et à surveiller de près la stricte exécution de ses ordres. Le chef de la cabale était le premier de ses divisionnaires, le général Lamarque ; le second, le général Broussier, était un homme honnête, mais assez faible d'esprit et de conception pour se laisser influencer par l'autre; Lamarque lui avait persuadé que l'Empereur n avait rappelé Macdonald à l'activité que pour achever de le perdre, et que ceux qui servaient sous lui seraient, sinon tout à fait entraînés dans sa disgrâce, au moins exclus de toute récompense et de toute faveur. Il fallut couper court à ces essais d'insubordination; deux jours avant la capitulation de Laybach, Macdonald fit une vive et publique algarade à Lamarque, avec menace de faire arrêter et conduire à l'Empereur quiconque n'obéirait pas sur-le-champ; c dès lors, a-t-il dit, ces messieurs se bornèrent à caqueter, mais je ne m'en inquiétai pas. >
Un peu avant d'arriver à Gratz, Macdonald avait connu les douloureux résultats des deux journées d'Essling; mais il avait appris en même temps que l'Empereur ne se décourageait pas. L'ordre lui vint de laisser un détachement en observation devant le fort de Gratz et de